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24/03/2009

Le BUDO


Cette interview de Pascal Krieger et Malcolm T. Shewan a été réalisée par
Robert Faure au cours du stage des Iles en 1987 et a été publiée dans la revue
« SOURCES – l’Aventure Intérieure »
du mois de juillet de la même année.

 

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R.F. Qu’est-ce que le Bushido ? Est-ce un nom japonais qui signifieune technique de combat, une philosophie, un art de vivre ?

Tiki : C’est un terme qui a tendance à se vulgariser ici, en Occident. Àl’origine, c’est essentiellement un code moral chevaleresque qui

comprend des notions de devoir, de fidélité, de loyauté, d’effacement
de soi-même au profit des autres.
L’application de ces règles de vie n’a jamais été réduite à une activité
particulière de la vie japonaise. Elles sont assez générales pour être
employées à tous les secteurs de l’action. Un homme d’affaire
japonais, une mère de famille, un artiste peut respecter un art de
vivre. Le terme BUSHIDO est constitué de trois racines – BU :
noblesse ; SHI : guerre ; DO : la voie. Il peut se traduire par : « la
voie de la noblesse guerrière ». Le concept de Bushido n’a pas
d’époque précise. L’apogée de l’influence de ce Code se situe au 12-13
siècle. Plus tard apparaissent les Samurai, serviteurs de la classe
guerrière. Le Bushido n’est pas à confondre avec l’ensemble des
techniques de combat issues du Japon, que l’on nomme BUDO.
R.F. Que pensez-vous de la prolifération de Dojo, de salles d’Arts
Martiaux, en Occident : des lieux de pratique reliés à un esprit
de compétition, de performance, à un art de dépassement de
nos complexes ?
Tiki : La réponse se divise en deux. Tout d’abord, il y a un certain nombre
de principes culturels, dans le Budo, qui viennent spécifiquement du
Japon. Maintenant, ces vérités culturelles contiennent des valeurs
proprement universelles. Où se trouve la plus grande fidélité ?
Faut-il transmettre des valeurs culturelles liées à l’aventure japonaise
ou faut-il tenter de transcender les questions de race, de culture, de
société ? Toutes les méthodes ont un enracinement culturel très fort
que l’on ne peut négliger. Mais il ne faut peut-être pas oublier que ces
méthodes ont toutes une finalité. Pour moi, il est nécessaire de
respecter la méthode dans la mesure où elle respecte l’être humain.
Je ne pense pas que ce soit en mettant des tapis japonais chez soi et
en mangeant du riz avec des baguettes que ça vous aidera dans la vie.
Mais, inversement, si dans la pratique d’un art, d’une technique de combat,
vous ne persistez pas, vous passez à côté d’éléments-supports
indispensables, de principes de comportement, comme la
concentration, le silence, les protocoles de combat… et vous avez ainsi
laissé la porte ouverte à un changement de l’état d’esprit initial, avec
les risques de dégradation que cela entraîne. Il faut toujours distinguer
entre ce qui est phénomène social, culturel et les principes sousjacents
des méthodes issues de telle ou telle culture, lesquels
dépassent largement le concept de race ou de nation.
Au niveau des Arts Martiaux, il faut conserver et préserver la méthode
exacte, qui a fait ses preuves, sans en perdre la finalité.
Pascal : Prenons un autre exemple : quelle est la vérité qui se cache derrière le
Budo, l’étiquette, le salut,… ? C’est le respect : respect du lieu, respect
de l’arme que l’on utilise. Nous essayons de faire passer ce principe
universel à travers une méthode japonaise. La forme du salut est
japonaise, mais le sens est universel et reste valable pour tout le
monde. À la limite, les Japonais tendent eux-mêmes à oublier
l’universalité de ces principes et pensent qu’ils sont quasi les seuls à
développer ses qualités de noblesse, de respect, de courtoisie.
R.F. Mais pourquoi, dans votre manière d’enseigner les Arts
Martiaux, créer cet environnement qui peut paraître excessif.
On entend des discours un peu crus sur l’art d’éliminer son
adversaire ?
Pascal : Oui, par exemple : « Si vous plantez comme ça votre sabre, vous ne
pouvez pas le ressortir. », ou encore : « Même avec un bras, votre
adversaire peut vous tuer. ».
Dans ces détails qui font un peu charcuterie, il y a des notions très
guerrières. Mais c’est l’emballage qui compte. On emballe ça dans une
étiquette, un respect de l’autre, un travail sur soi-même. Si l’élève s’y
refuse, il souffrira. C’est une ambiance de travail que l’on crée pour
que ces notions qui sont un peu meurtrières ne passent pas du
mauvais côté. Le respect de l’autre dans le combat, l’étiquette permet
de canaliser l’énergie, sans débordement.
R.F. Que pensez-vous de la prolifération des techniques martiales
enseignées aujourd’hui ?
Tiki : Il existe un obstacle dans la transmission des Arts Martiaux. C’est le
mélange de diverses techniques. Quelqu’un qui pratique diverses
disciplines est comme celui qui prend dans ses mains à la fois une
pince, un marteau et un tournevis. Il ne fait rien de bon. Il faut poser
l’un ou l’autre outil et n’en prendre qu’un.
Ce mélange est un frein. Alors qu’une technique doit être abordée
seule 8 à 10 000 fois avant d’être efficace.
R.F. De quelle façon le Budo modifie votre vie quotidienne ?
Tiki : Je prendrai un exemple. Il y a quelques années, j’étais toujours en
retard, partout où j’allais. Un jour, j’ai réalisé, en faisant du Budo, que
tout retard symbolise une mort. J’ai senti que la discipline que je
pratiquais faisait partie du quotidien.
Dès qu’un principe participe concrètement à notre vie consciente, il
devient vivant. Mais c’est la répétition qui permet cette prise de
conscience, peu à peu.
R.F. Et votre pédagogie, comment l’appliquez-vous ?
Pascal : Comme enseignants, nous sommes plutôt des catalyseurs, des
synthétiseurs. J’ai un sentiment de fidélité par rapport aux vieux
maîtres que j’ai connus.
Tiki : … oui, et c’est aussi le temps qui fait l’apprentissage. L’expérience du
temps est irremplaçable. J’aime voir quelqu’un, pas forcément doué,
venir régulièrement à l’entraînement. Et puis le voir évoluer, peu à
peu. Et au bout de dix ans, j’ai envie de lui parler et de lui dire :
« Vous avez fait dix ans de travail, maintenant on va commencer à
échanger autre chose. ».
Pascal : Oui, cette notion d’entraînement (KEIKO) est quelque chose
d’important chez les Japonais. KEI veut dire penser, se souvenir. KO
signifie la Tradition. KEIKO : se remémorer le passé et demeurer fidèle
à l’esprit de la tradition. Ceci suppose une complète adaptation aux
conditions du moment. Qu’il fasse froid ou chaud, que ce soit le matin
ou la nuit, accepter la situation présente telle qu’elle est.
Tiki : De même le mot SENSEI ne veut pas dire « maître » ou
« enseignant ». Mais il désigne « celui qui était là avant moi », donc,
dans le temps, celui qui a parcouru davantage de chemin que moi
débutant.
R.F. Alors justement, quels sont, dans les grandes lignes, les
différents stades d’apprentissage, jusqu’à la totale maturité ?
Pascal : On peut décrire 4 stades principaux : GYO – SHUGYO – JUTSU – DO.
Le stage GYO, c’est l’obéissance aux enseignements reçus, sans tenter
de les interpréter. L’élève accepte d’être en situation de dense
ignorance. Il n’y comprend rien, il ne sait pas du tout pourquoi on lui
fait faire certains mouvements. Il n’a qu’un point de référence : celui
de son maître. On lui demande à la fois de ne pas se poser de
questions, de ne pas réfléchir, et de faire.
C’est la phase d’apprentissage, qui, dans la conception japonaise, est
beaucoup exigeante. Pour apprendre la flûte japonaise, par exemple, il
faut consacrer 3 ans simplement pour arriver à bouger le cou de façon
à produire la modulation d’un son. On se trouve ainsi, au bout de 3
ans, dans la situation où l’élève peut commencer vraiment à travailler.
Il faut que le geste soit parfait. L’attitude mentale viendra après
seulement. C’est en traversant cette phase d’apprentissage que l’élève
sera en mesure, plus tard, de développer la souplesse d’esprit.
Le deuxième stade – SHUGYO – est une mise en pratique des
éléments appris. Les gestes sont techniquement au point,
extérieurement. L’élève doit les intégrer, les faire siens, de façon à
pouvoir se mettre en harmonie avec eux. Un peu comme un musicien
qui, connaissant le solfège et les lois de l’harmonie, va pouvoir
composer des morceaux à la fois rigoureux et harmonieux. Il crée de
la musique en se mettant au service de la musique.
Le troisième stade – JUTSU – est déjà un stade assez élevé et c’est
probablement le plus dangereux. L’élève a pu canaliser toute son
attention, son énergie, pour atteindre une certaine compétence, une
certaine efficacité. Que lui reste-t-il à découvrir ? Lui-même. Il
possède une somme importante de connaissances, mais il lui manque
la liberté. À cause de ses compétences, il peut se tromper et tromper
tout le monde. À ce stage, il fait un complet retour sur lui-même et est
confronté à des vrais problèmes : la vanité de son savoir, la peur de
vieillir, l’angoisse de s’être trompé de chemin. Il aura même envie de
rejeter ce qu’il a appris. C’est pourtant à ce stade qu’il apprend la
liberté de choisir. Le combat n’est plus dehors, mais dedans. Il mesure
la force de ses véritables contraintes.
Le quatrième stade – DO – est la voie réalisée. Je ne peux pas vous en
parler, il n’y a pas de définition. Un maître pourra répondre, parfois,
d’un geste…
R.F. J’ai vu, pendant votre stage, une démonstration de sabre
contre bâton. Quelles sont les qualités que vous cherchez à
mettre en valeur dans ce type de combat ?
Pascal : La façon dont vous posez la question est intéressante. Au premier
stade, on dira : « le sabre contre le bâton ». Ensuite, on dira plutôt :
« le sabre et le bâton ». Plus tard, peut-être, avec une vision moins
dualiste, on dira : « le sabre avec le bâton ».
En tant que pédagogue, on cherche à faire travailler l’élève de façon
de plus en plus exigeante techniquement, mais toujours en harmonie
avec lui-même, avec ce qu’il peut donner. On va le solliciter jusqu’à sa
limite, sans jamais la dépasser. On va le pousser, comme j’aime à le
dire, dans son pays inconnu, dans son « no man’s land » à lui.
R.F. Il se dégage une impression de très grande force, une grande
énergie, durant la pratique. Le Budo utilise directement les
pulsions de violence, d’agressivité, ou il cherche à les réduire
pour mieux les canaliser ?
Pascal : Il ne faut pas oublier que le sabre a, symboliquement, un double
tranchant : un tranchant vers l’autre, mais aussi un vers soi-même.
Tiki : Oui, et la violence absolue, chez l’être humain, est intimement liée au
problème, à la question de la mort. Donc, la pulsion de violence a une
origine très lointaine, très profonde. Pour le pratiquant des arts de
combat, il faut aller jusqu’au sabre qui donne la vie. De même dans la
vie quotidienne, toute action a une base d’énergie. Lorsque celle-ci est
mal connue, mal contrôlée, pulsionnelle, on dit qu’elle est plus ou
moins violente. Mais au départ, c’est de l’énergie qui veut vivre à tout
prix. Et il ne faut probablement pas la fuir, la nier ou en avoir peur. Il
faut rentrer dedans avant de la transcender.
Je raconte souvent cette histoire d’un braconnier que j’ai connu et qui
chassait tant et plus de façon sauvage et illicite. Puis il a changé peu à
peu son mode de voir la nature, il l’a aimée. Il est devenu gardechasse,
un protecteur de la nature hors classe ! Rendez-vous compte,
il connaît toutes les ficelles du métier, toutes les combines. La violence
est une crise à passer. On voit parfois les pacifistes parler de la paix en
douceur, et fuir la violence. Mais une paix qui ne prend pas en
considération la violence n’est pas une vraie paix.
R.F. Quelle est la raison d’être du cri (le KIAI) qui accompagne le
geste dans le combat ?
Pascal : Sur le plan physiologique, le kiaï met en relation les diverses parties
musculaires du corps qui, au moment du geste d’attaque, est à son
maximum de tension. Venant de la partie abdominale, il fait
l’intermédiaire entre les muscles du haut et les muscles du bas du
corps. Et cette mise en relation dégage une très grande puissance.
R.F. Sur le plan technique, l’apprentissage du Budo est
essentiellement basé sur un aspect répétitif du geste. L’élève
ne doit rien inventer, rien créer, mais reproduire. Où est la
spontanéité dans cette discipline ?
Pascal : Il y a deux sortes de spontanéité : l’une faussée parce qu’anarchique,
bloquée, mal canalisée, l’autre libre et harmonieuse.
En Judo, par exemple, lorsque votre adversaire attaque, vous n’avez
plus le temps de réfléchir, il ne faut pas réfléchir. La spontanéité est ce
qui permet à la meilleure réponse de trouver le chemin le plus rapide
pour s’exprimer, sans entrave, sans hésitation, sans rupture. Pour y
arriver, il faut éduquer les voies réflexes. C’est au niveau du cerveau
que se fait le travail d’élaboration du meilleur geste. Encore une fois,
cela suppose de très nombreuses répétitions, des milliers d’heures
d’entraînement.
R.F. Mais, par ailleurs, n’y a t-il pas un écueil, un danger à
apprendre à répéter des milliers de fois un même geste, un
même comportement ? N’y voyez-vous pas le danger d’une
robotisation chez l’élève ?
Tiki : Cette question n’est vraie que par rapport au premier stade
d’apprentissage dont nous avons parlé tout à l’heure.
Pascal : Avant de proposer à quelqu’un d’être libre, on lui demande d’être vrai.
Et la base de départ du Budo consiste à faire ce qui est à faire et rien
d’autre. L’élève doit se concentrer sur une seule chose, faire un geste.
Et la qualité de ce geste doit être telle que, s’il n’est pas parfait, pur,
l’élève ne peut se trouver aucune excuse.
R.F. De quelle façon vous voyez, ou avez-vous découvert par le
Budo certaines relations entre le corps et l’esprit ?
Pascal : Comment expliquer qu’un geste, aussi simple soit-il, est complètement
différent exécuté par un débutant ou un maître ? Il y a quelque chose
à l’intérieur de la personne qui est complètement différent. Lorsqu’on
veut tenter de faire quelque chose à 100 %, on ne peut pas le faire
uniquement avec le corps. Regardez toute l’importance de l’attitude
mentale, psychologique, dans les sports de haut niveau. Dans le Budo
également on constate qu’il y a au début séparation entre le corps et
l’esprit. Puis, peu à peu, diminue le fossé qui sépare les deux, et la
pratique d’une discipline martiale est une réponse à cette recherche
d’unité.
R.F. Avez-vous l’impression que la pratique intensive du Budo a
modifié votre façon de voir le monde, l’homme, votre
conception de la vie quotidienne ?
Tiki : Le plus important est d’essayer de vivre ici et maintenant. En japonais,
on dit NAKA-IMA (au milieu maintenant).
Il ne sert à rien de se référer perpétuellement à son passé. Être
maintenant, c’est développer une attitude fraîche dans laquelle tout
est nouveau. C’est la première et la dernière fois de ma vie que ce
maintenant existe. Ceci se résume en deux mots essentiels, qui
qualifient l’instant, le sel de la vie : ICHI-GO / ICHI-E : une rencontre,
une expérience.
février 2006

 

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La Voie du Guerrier

La Voie du Guerrier
Entretien avec Pascal Krieger et Malcolm T. Shewan
par Daniel Bessaignet
publié dans la revue « ITINERANCES »
dossier n° 2 de novembre 1986


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Le thème des nouveaux guerriers ou les films de karaté grand spectacle offrent
une fausse image de l’homme invincible, doté de pouvoirs ou d’une pseudo
sagesse.
En dehors de ces clichés qui attirent la foule, nous concluons ce dossier avec
deux authentiques enseignants « d’arts martiaux ». Leur véritable recherche se
situe, en fait, bien au-delà d’une gestuelle ou d’une simple maîtrise corporelle.
Leur art est une voie qui fréquente l’émotion au plus haut niveau : depuis le
simple regard jusqu’au rapport de justesse, un sabre dans la main. Cet art des
anciens samuraï s’adresse à l’être d’aujourd’hui qui a besoin de se sentir
autant relié à sa fragilité d’homme qu’à la puissance qui l’habite.
Pascal et Tiki nous permettent dans cet entretien l’approche du véritable
paradoxe : combattre, c’est parvenir à l’état où il n’y a ni combat ni ennemi.
D.B. Pourriez-vous nous donner un aperçu des techniques que vous
pratiquez ?
Tiki : l'Aïkido est un Ko-Budo, c’est-à-dire un art martial traditionnel
japonais, actualisé pour être pratiqué comme il l’est de nos jours.
Contrairement au Judo, au Karaté ou au Kendo, l'Aïkido refuse toute
idée de compétitions ou d’applications sportives. C’est avant tout une
pratique de corps à corps, avec des immobilisations, des projections,
etc. L’étude des mouvements de corps pratiqués en Aïkido est issue
des techniques du maniement des armes, telles que le sabre (katana),
le bâton (jo ou yari), ou simplement un couteau (tanto). La discipline
du bâton (Jodo) est enseignée dans une école (ryu) datant du XVIIe
siècle. Le bâton a une taille et une circonférence déterminées pour
devenir efficace face aux armes classiques. Cette école, restée
traditionnelle, englobe dans son enseignement l’étude de diverses
armes telles que le sabre (katana), la canne (tanjo), la matraque
(jitte), la faucille munie d’une chaîne au bout de laquelle est fixée une
boule (kusarigama), l’art de ligoter un adversaire (hojo-jutsu), aussi
bien avec que sans armure.
Nous pratiquons également le Iaïdo, qui est à proprement parler l’art
de dégainer et couper avec un sabre (katana). Il s’agit également
d’une discipline classique qui ne saurait souffrir aucune application
sportive.
Il existe encore aujourd’hui au Japon de nombreuses écoles de Iaï qui
enseignent soit le Iaï-do qui est une approche spirituelle de cet art,
soit le Iaï-jutsu où la recherche vise l’efficacité technique et combative,
telle qu’elle existait par le passé. Il ne faut pas cependant commettre
l’erreur de croire que le Iaï-jutsu est une discipline moins spirituelle
que le Iaï-do. Les vertus guerrières imposent une moralité
irréprochable.
Ces trois disciplines, quoique différentes du point de vue technique, se
rejoignent dans leurs principes. Elles font partie de ce que nous
appelons le Ko-Budo, les disciplines martiales traditionnelles. C’est la
raison pour laquelle nous les travaillons parallèlement. Elles sont
pratiquées dans le même esprit.
D.B. Avez-vous une filiation particulière ?
Pascal : Après des années de pratique dans une discipline martiale, ou dans les
arts martiaux, on finit par être marqué par des personnalités dont
l’enseignement, qui est en soi une éducation autant physique que
spirituelle, permet une transformation du caractère et de notre mode
de comportement. Tous ceux qui ont mûri dans la pratique des
disciplines martiales ont connu un Maître qui les a marqués de son
empreinte. Le Maître peut revêtir la forme d’un simple professeur,
mais qui aura su transmettre.
J’ai été fortement marqué par deux… ou trois personnes et la façon
dont je me conduis actuellement est due en grande partie à l’influence
qu’ils ont exercée sur mon caractère.
Tiki : Nous avons la chance en Aïkido d’avoir en France un maître japonais,
Tamura Sensei, dont la compétence et la valeur sont reconnues dans
le monde entier. C’est un élève du Maître fondateur Morihei Ueshiba.
Je suis d’ailleurs venu en France pour travailler l'Aïkido sous sa
direction.
Dans ma pratique du Iaï, plusieurs personnes m’ont également
fortement influencé. Je voudrais cependant appliquer une définition à
ce que l’on entend par « maître ». C’est un individu qui grâce au
chemin déjà parcouru et par son expérience parvient à transmettre un
aspect, un détail, toujours par rapport à la totalité de l’activité ou de la
discipline qu’il transmet. (En japonais, Sensei ne veut pas dire
« maître », mais « celui qui vient avant ».) Il peut s’agir d’un geste,
d’un déplacement, d’une attitude, ne s’appliquant pas seulement pour
une technique, mais pour l’ensemble des techniques de la discipline.
Par là même, il rend ses élèves libres et indépendants. C’est un guide,
pas un mythe.
D.B. Considérez-vous les arts martiaux que vous enseignez comme
une technique psychosomatique, un sport, un art ?
Tiki : Peut-être faudrait-il avant tout définir ce qu’il convient d’entendre
lorsque l’on parle d’art martial, ou d’arts martiaux, terme trop
largement utilisé. Il faut en effet tenir compte de trois considérations
pour définir l’art martial :
1. il était toujours conçu pour la guerre ;
2. il était toujours en rapport direct avec les armes ;
3. il tenait compte des armures et des fortifications.
Ainsi, à nos yeux, le Judo, le Karaté, le full-contact, etc., ne sont pas
des arts martiaux, mais plutôt des disciplines martiales, en ce sens où
leurs techniques ne peuvent pas être appliquées sur un champ de
bataille. En fait, il n’y a jamais eu à proprement parler d’art martial à
mains nues, et surtout jamais d’art martial avec lequel on puisse faire
de la compétition sportive. L’art martial a techniquement des fins qui
ne s’accordent pas avec des jeux, même pris dans le sens noble du
terme.
Pascal : Au niveau de l’enseignement, nous portons de ce fait une lourde
responsabilité. En effet, on n’enseigne pas à des jeunes gens le
maniement d’une arme comme si c’était un jeu. Le sens de
l’enseignement est de pétrir, de malaxer, de forger le caractère des
gens qui s’y prêtent. Il est des notions simples, des notions de base
qu’il est nécessaire d’inculquer, et d’autres qui consistent à laisser faire
la nature.
Un jeune garçon, par exemple, qui aborde les « arts martiaux » aura
comme première motivation d’apprendre à se battre. En général, son
désir est d’obtenir une meilleure confiance en lui, non par un travail
sur lui-même mais par une domination sur les autres. Aussi, au début
de son entraînement, on lui fera faire des mouvements de base dans
son coin, sans trop le corriger. On va le reprendre s’il n’est pas à sa
place, s’il n’est pas propre, s’il arrive en retard, etc. C’est par là que
l’on va commencer son apprentissage. Après quelque temps, il doit
comprendre qu’après tout, il lui faut commencer par un contrôle de
soi-même avant d’aller plus loin. Il existe donc une sélection naturelle
dès le départ entre ceux qui possèdent un potentiel pour entamer un
travail sur eux-mêmes et ceux qui ne sont pas encore prêts. De là à
dire que ceux qui n’accrochent pas sont perdus est loin de notre
pensée. Ils iront peut-être essayer d’autres disciplines martiales et
acquérir quelques notions de combat, mais tant qu’ils ne percevront
pas la nécessité d’un combat contre soi-même, ils ne pourront pas
entamer un véritable travail.
D.B. Est-ce alors l’enseignement d’une technique ou d’une voie
spirituelle ?
Pascal : Elles vont de pair, car on demande à l’élève de travailler à la fois avec
son corps et avec son âme. Pour les armes, on lui demande de les
respecter, de se conformer à une certaine étiquette ou cérémonial,
d’exécuter des gestes éducatifs n’ayant aucune application combative.
Petit à petit, on le placera dans des situations combatives, non pas
dans un but technique, mais pour cultiver en lui l’attitude mentale de
celui qui a une arme entre les mains. Donc supprimer sa peur, sa
violence, son agressivité, lui faire exécuter les mouvements d’une
certaine manière avec l’attitude mentale nécessaire. Ce travail lui
prendra des années, et c’est lui qui le fera, à 99 %. Le professeur, ou
plus tard le maître, n’est là que pour le remettre dans le droit chemin,
et sera surtout pris comme exemple.
D.B. Dans la pratique des arts martiaux, une meilleure connaissance
de soi inclut-elle une compréhension et une acceptation de ses
peurs ?
Pascal : La peur est issue de l’ignorance. Ce n’est donc pas en la fuyant que
nous parviendrons à la comprendre. Il est en effet indispensable de la
comprendre pour qu’elle puisse disparaître. Tant de réactions de l’être
humain sont issues de la peur : la violence, le racisme, etc.
Tiki : D’ailleurs, à l’origine, les arts martiaux étaient pratiqués par des
guerriers professionnels. Leur travail était de combattre. Ainsi leur vie
était confrontée aux peurs et aux anxiétés issues de leur contact
constant avec la mort. Ils ont donc vite compris que ce n’est pas la
technique qui leur permettrait d’affronter la mort avec le plus
d’efficacité, mais qu’il fallait pénétrer et comprendre, de façon
spirituelle, l’essence même de la vie et de la mort.
Le travail qu’ils accomplissaient sur eux-mêmes leur permettait
d’aborder une situation mortelle comme on s’asseoit derrière un
bureau pour écrire.
On rejoint finalement une notion qui apparaît dans toutes les religions.
Cette notion est Do, la voie spirituelle, au travers de l’art martial. C’est
le paradoxe fondamental : voie spirituelle alors que techniquement on
apprend à tuer. C’est un koan. Il ne peut être résolu
intellectuellement, mais par un engagement total Corps, Ame et Esprit.
Pascal : Dans ce contexte, partant de sa peur de la mort, le guerrier supprimait
toutes ses autres peurs. Et puis, certains d’entre eux ayant fait le tour
de leurs dépendances et de leur manque, finissaient par vivre
frugalement. Habitué à rien, il n’avait besoin de rien. Arriver à ne plus
avoir besoin de la vie et de la Mort. Ils ont transcendé le phénomène,
sachant que vie et Mort forment un tout rejoignant le principe de
l’unité taoïste.
À cet instant de l’entretien, Pascal nous quitte pour prendre son avion
qui le ramène en Suisse, où il enseigne ? Nous poursuivons avec Tiki.
D.B. Actuellement dans votre pratique, il ne s’agit pas, comme dans
le japon d’autrefois, d’une question de vie ou de mort.
Comment insuffler alors au pratiquant l’esprit du Bushido ?
Tiki : Aujourd’hui, nous pratiquons dans un Dojo, qui signifie littéralement
« le lieu où l’on pratique la Voie ». Le dojo est un champ de bataille
sur lequel on peut revenir le lendemain.
Par ailleurs, il paraît difficile dans le contexte social moderne de
recréer la même ambiance de vie et de mort à l’intérieur d’une
structure de masse telle qu’une Fédération. Dans certains Dojo privés,
au Japon, constitués d’un maximum de trente élèves, le Maître
s’arrangera pour créer une situation où, face à lui, vous ne saurez à
aucun moment s’il va ou non porter un coup. Il recrée
intentionnellement et réellement par son attitude la peur que vous
éprouveriez face à la mort, le sentiment que vous pourriez mourir dans
votre entraînement. L’entraînement devient réalité et vous oblige à
aller au-delà de la technique. Il faut cependant déjà posséder plusieurs
années de pratique et une certaine volonté pour se soumettre à un tel
entraînement. C’est une expérience indispensable et déterminante.
Dans certaines écoles, les combats se déroulent avec de vraies armes,
et l’on peut y mourir.
Vous savez, lorsqu’un pratiquant de Iaï comprend la signification des
mouvements qu’il exécute, donc de l’horreur liée à l’arme qu’il manie,
sa prise de conscience est réelle. C’est à ce moment précis qu’il décide
de poursuivre et donc de transcender cette violence par des prises de
conscience successives, ou d’arrêter sa pratique.
D.B. Vous sentez-vous les dépositaires d’une tradition ?
Tiki : Il faut préciser qu’il s’agit de pratiques ouvertes – elles ne le sont pas
toutes -, donc abordables par tous. Elles sont exportables en Occident
et chacun peut y trouver son compte : bonne santé, self-défense,
compétition, détente, etc.
Dans ce sens, nous ne nous sentons pas dépositaires du patrimoine
militaire et stratégique à partir duquel s’est construit l’art martial dans
le Japon ancien.
Nous sommes plutôt des relais et notre responsabilité est de
transmettre au mieux de notre capacité les idées essentielles et
universelles qui sont exprimées dans nos disciplines. Et surtout de
transmettre le plus fidèlement les techniques qui nous ont été
transmises. En effet, du fait de notre antécédent martial, chaque geste
que nous exécutons dans le cadre de notre pratique a une raison
d’être, même lorsqu’il faut des années pour en percevoir le sens.
D.B. Y a-t-il eu, au cours du temps, une évolution de la peur ou bien
l’homme se posera-t-il toujours la question fondamentale de la
résolution de sa mort ?
Tiki : Rien n’a changé. Si autrefois on avait peur de mourir d’un coup de
sabre, aujourd’hui on a peur de mourir d’un coup de revolver. La peur
est la même dans son essence. L’évolution de l’homme, ou ce que l’on
est tenté de considérer comme telle n’est que technique, scientifique,
matérielle. Lui a très peu changé, dans ce sens où il est toujours le
seul à décider pour lui-même d’entreprendre le chemin de son
évolution. Ce n’est pas la résultante d’une transformation automatique
comme l’est par exemple la puberté. L’homme n’évolue pas
automatiquement de façon spirituelle. Cette évolution nécessite un réel
travail sur soi. Mais on peut, comme beaucoup, se contenter de
remplir le rôle que nous a assigné la nature. Aller au-delà, commencer
de répondre au problème de son existence, n’entre pas dans le schéma
de la nature. C’est l’homme seul qui se donne la capacité d’aller audelà.
Sans cette volonté, il n’y a pas de voie possible. Et ce n’est pas
par injustice puisque c’est une question de choix. (rires)
D.B. Pensez-vous que notre temps favorise la recherche spirituelle ?
Tiki : La situation du monde moderne offre des conditions intéressantes et
suffisantes. Nous sommes tous sous la menace d’un incident et/ou
d’un conflit nucléaire auquel il est difficile de se soustraire. En ce sens,
tout le monde est face à l’éventualité soudaine et imprévue de sa
propre mort, tout comme le samuraï ou le chevalier de notre histoire
lorsqu’il se mettait en quête du sens de son existence.
Les conditions actuelles permettent donc ce travail sur nous-mêmes.
D.B. Les arts martiaux amènent-ils tous à une meilleure
connaissance de soi ?
Tiki : Si un pratiquant savait clairement dès le départ les efforts qu’il lui faut
fournir pour obtenir si peu, il n’entreprendrait jamais ce travail.
Heureusement, il ne peut le savoir. Face à nos problèmes personnels :
phobies, angoisses, peurs, etc., il est vraiment nécessaire de refondre
tout notre être. La pratique martiale, telle que nous l’avons explicitée
tout au long de cet entretien, permet une transformation entière de
l’individu. Il n’est plus la même personne que celle qui a commencé.
Cela s’acquiert au prix d’efforts considérables.
D.B. Quelles sont les étapes de ce chemin ?
Tiki : C’est la continuité de la pratique qui crée les étapes. En japonais, on
dit JU NAN CHIN, c’est-à-dire pratiquer en gardant un esprit
d’ouverture et une souplesse d’adaptation en toutes circonstances. Si
la pratique est animée par cet esprit et qu’elle dure suffisamment
longtemps, on restera vigilant pour en percevoir les nuances et les
multiples aspects. Sept pas en arrière pour huit pas en avant, telle
pourrait être exprimée la progression d’un élève sur la voie du BUDO.
Cependant, les conditions nécessaires à la naissance d’une spiritualité
sont tout aussi délicates et hasardeuses que celles requises pour la
naissance d’un enfant… peut-être même plus délicates. Car il est
hasardeux de dire à l’élève : pratiquez, pratiquez, ça viendra ! Il n’y a
pas de garantie. Il s’agit plus d’une combinaison de circonstances qui
vous pousse dans cette direction. Souvent, on reste bon technicien.
Pour la plupart des gens, une quête spirituelle, la remise en question
de leur existence par rapport à la mort et à la vie, ne présentent pas
d’intérêt pratique et immédiat dans leur vie quotidienne et sociale.
Jusqu’au jour où la motivation devient prépondérante, vitale. Le
terrain est alors prêt. La première condition est que la personne le
désire véritablement de tout son Etre, non pas simplement par
curiosité, mais par une réelle insatisfaction qui lui permet de ressentir
la futilité de sa vie. Quand ce manque, ce vide, est ressenti, la
personne n’aura de cesse d’entrer en contact avec une réponse. Mais lnon
plus, il n’y a pas de garantie. La quête peut très bien avorter si les
conditions sont mauvaises. C’est le problème des personnes qui sont
entre les mains de faux maîtres. Mais même une telle expérience peut
se révéler positive si elle donne naissance au discernement.
D.B. Certaines personnes, souvent par souci d’authenticité, couplent
leur pratique corporelle avec une autre technique, voire
thérapie. Qu’en pensez-vous ?
Tiki : Ce n’est pas vraiment nécessaire, bien que la voie empruntée par bon
nombre de gens aille souvent dans pas mal de sens différents. À partir
du moment où ce que l’on fait est un véritable travail sur soi, la
diversité, dans le sens d’un dispersement, ne paraît pas souhaitable,
car c’est souvent par fuite que l’on veut toucher à de multiples
domaines. Cela se justifie encore moins lorsque l’enseignement reçu
est valable. C’est souvent par une sorte de matérialisme spirituelle
qu’une personne exige pour elle-même un traitement de faveur en
raison de ceci ou de cela.
De toute façon : « Toutes les pierres qui tombent à la rivière arrivent à
l’estuaire rondes et polies. ». Proverbe chinois. (rires)

21/02/2009

jaff RAJI at the kobudo taikai japan feb 8th 2009

une corespandonce de Jaff à ses amis et ses élèves :



Bonjour à tous,

Comme vous le savez je suis bien rentré du Japon. Déjà les conversations avec vous lors des cours et rencontres me permettent de vous résumer et de vous livrer mes impressions et mon expérience à la source des BUDO. Il est plus facile de le faire de vive voix et de répondre à vos questions personnelles et pertinentes. N’hésitez pas.

Ce fut une quinzaine hyper intense et profonde dans l’étude de l’école Muso jikiden eishin ryu IAIJUTSU sous la direction du 21éme Soke SEKIGUCHI KOMEI héritier de ce style qui trouve son origine il y a près de 5 siècles. L’entraînement quotidien fut de 11h par jour, donc pas de perte de temps ni de temps de repos réel et approprié à l’effort quotidien. Encore, pour ma part, une belle expérience de travail et d’approfondissement dans le monde du BUDO auprès d’un maître authentique. L e clou de la première semaine , le 8 février, était comme prévu le fameux festival des arts martiaux traditionnels : le KOBUDO TAIKAI qui se tient tous les deux ans au légendaire BUDOKAN de Tokyo et lors duquel, 40 Ryu Ha ( écoles anciennes) sélectionnées sur plus de 400 se mettent en valeur pour assurer aussi leur pérennité. Comme convenu j’y ai pris part avec un groupe représentatif de l’école et international. Un moment mémorable puisque très peu d’étrangers y ont accès et pour cause : les Ryu Ha sont patrimoines culturels japonais. La deuxième semaine fut encore plus intense puisque nous n’étions vraiment plus que deux stagiaires étrangers, un australien et moi-même. Lors de certaines séances nous étions accompagnés des élèves féminines les plus dévouées de Sekiguchi sensei, la plus jeune âgée de 57 ans et la plus âgée de près de 80 ans. Ce sont aussi des femmes remarquables par leur présence et leur capacité de travail sans complaisance. Ce ne fut que plus intense et Maître Sekiguchi plus précis et plus exigeant sur notre travail. Pas un moment de répit ni de compassion de la part de Sekiguchi Sensei. Que pouvions nous espérer de mieux mon nouveau frère d’armes et moi-même. Nous sommes arrivés chaque jour au bord de l’épuisement et le bain nocturne après 22h00 était bien accueilli par nos corps douloureux et pour mieux assumer le réveil du jour suivant dès 4H00 du matin. Pour moi c’était aussi la meilleure manière pour définitivement faire pénétrer dans mes cellules ce style exigeant et authentique. Je peux dorénavant commencer a le transmettre à mon tour avec plus de confiance.

Maitre Sekiguchi avant de nous quitter et lors d’une petite cérémonie simple et à huis clos, avec comme assistant mon nouvel ami australien Robert Sedyunari, m’a délivré le certificat INKEN ou MENKYO de son école. Autorisation officielle pour transmettre son Ryu à qui que ce soit et n’importe ou. Un petit moment d’émotion.

Voilà en quelques mots ma petite expérience à la source du BUDO Japonais.

Bien à vous tous,
Jaff

 

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24/09/2008

Budo arts martiaux ou ché pas koi

Budo : Terme japonais désignant un ensemble de pratiques semi-martiales effectuées par des gens voulant péter la gueule à tout le monde mais sans faire de mal. Aspect philosophique et spirituel desdites pratiques (Mais attention, on peut te casser la gueule quand même si on veut, hein!).

*origine:Si on voulait résumer le budo en trois mots (anglais, désolé, il est des choses difficilement traduisibles...), ce serait "Holier than thou" (traduction littérale: Plus sacré que toi). Le budo est un système politico-médiatique mis en place par les membres de la caste samouraï à la fin du XIXe siècle au Japon pour continuer à enfoncer les castes inférieures comme ils l'avaient fait par le passé.Revenons en arrière. XVIIe siècle au Japon, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les shogun ont des armées, les samouraï se foutent sur la gueule avec joie, et le peuple la ferme, parce que l'ouvrir signifie se manger un grand coup de sabre en pleine tronche. Et un katana, ça coupe plutôt bien. Il ne faisait pas bon être paysan, à cette époque: le samouraï avait tous les droits sur les castes inférieures et pouvait parfaitement décider d'interpréter un regard de travers comme une insulte mortelle. Que ceux qui croient toujours au code d'honneur des samouraï et au Père Noel lèvent la main gauche et ouvrent un livre d'histoire de la main droite au lieu de se toucher les glaouis: le fameux bushido, code d'honneur faisant du samouraï un demi-dieu bon, juste et plus blanc que blanc (ou plus jaune que jaune, pour être exact...) est une invention littéraire du XIXe siècle, une fable destinée à redorer le blason des psychopathes à katana. Il est un proverbe concernant la véracité historique au Japon: mieux vaut un beau mensonge qu'une affreuse vérité.

Nous sommes donc fin du XIXe siècle, et les samouraï en ont gros sur la patate. Ca fait des décennies que la paix règne au Japon, et l'Empereur commence à comprendre que les guerriers surentraînés, parfois, on se dit qu'il aurait mieux valu qu'ils crèvent sur le champ de bataille. Soucieux d'ouvrir le Japon au commerce avec les pays étrangers, l'empereur envoie les samouraï à l'ANPE en leur ordonnant une réorientation professionnelle. Leur prestige est brisé, leurs droits sont supprimés les uns après les autres, et le jour où l'empereur leur interdit de porter le sabre en public, c'est le drame. Humiliés par cette interdiction fort malvenue de massacrer leur prochain sans sommation (une mentalité reprise par la NRA aux Etats-Unis des années plus tard), les samouraï lèvent une armée contre les forces de l'empereur et prennent une raclée fort mal venue lors de la bataille de Satsuma (allez voir le dernier samourai: c'est très romancé, mais en gros, c'est comme ça que ça s'est passé). Eh oui, au sabre contre des fusils les chances sont plutôt limitées, mais les samourais avaient depuis des siècles échangé leur matière grise contre de la testostérone.

Modernes, les samouraï décident donc, plutôt que de former une élite militaire, de fonder une élite spirituelle et intellectuelle. Ils pondent le Bushido, crachant gentiment à la figure de cinq siècles de massacres au nom de l'honneur, et plutôt que d'arrêter de s'entraîner au sabre pour se mettre aux armes à feu, décident de mettre en place un nouveau fondement spirituel pour leur pratique martiale: le Budo, ou comment mentir habilement à propos des objectifs de l'entraînement.

*Chniya ek hkeya?Si vous demandez à dix pratiquants de budo ce qu'est le budo, vous aurez douze réponses différentes. Cela est dû a fait que l'expansion du budo dans le monde est liée à une campagne de désinformation profonde et complexe initiée par les anciens samouraï, bande de fourbes, et reprise par les yakuza, les triades, le kuomintang et le 666e clone de pikachu, dont le but avoué est de pousser tous les belliqueux du monde à apprendre un système de combat pourri, pour que les Japonais puissent revenir en force et conquérir un par un tous les pays du monde à coups de sabre (vous voyez, ils n'ont toujours pas digéré le coup des fusils).

Le budo, donc, place l'amélioration de soi et le perfectionnement technique, mental et spirituel au-dessus de la simple recherche d'efficacité martiale. Là où auparavant, on se disait "Et si je lui coupais le bras pour l'empêcher de tenir une arme", on travaillera maintenant sur un axe différent, commençant par "Je vais donner 800 coups de sabre dans le vide pour perfectionner ma trajectoire" pour passer à "Je visualise mon adversaire... je ressens les battements de son coeur... je sais quand il va bouger... je perçois son énergie... ah merde, je bande", afin d'enfin parvenir au niveau ultime: "Je n'ai pas besoin de me battre". Si vous en êtes là, dites-vous une chose: le mec en face, lui, il en veut, et si vous ne voulez pas vous battre, lui se fera un plaisir de vous démonter la tronche, budo ou pas, et ce d'autant plus facilement que vous ne vous défendez pas, engoncé dans vos convictions ridicules.

Un pratiquant de budo, donc, est un agressif refoulé adepte de l'autosuggestion, qui plutôt que de s'avouer à lui-même que tout ce qu'il veut, c'est faire mal aux gens avec des objets pointus ou contondants, ou même à mains nues ou avec les dents s'il le faut, préfère noyer le poisson dans un charabia ésotérique mélangeant honneur, droiture, respect de l'adversaire (déjà, là, sachant que ça vient des samourais, on devrait avoir des doutes), élévation de la perception, recherche d'amélioration de soi, méditation transcendentale, procrastination, surévaluation des propres capacités martiales, soumission aveugle à un maître spirituel, masturbation pas seulement intellectuelle et suicide collectif. Les plus vicieux y rajoutent un soupçon de médecine chinoise traditionelle pour faire bonne figure et faire croire qu'ils peuvent réparer une fracture avec deux aiguilles et un violent serrage de tétons.

*pourquoi faire?

C'est fort simple, voyons. Le jour où tous les bagarreurs du monde, militaires y compris, croiront dur comme fer que:

* l'adversaire le plus dur à vaincre, c'est soi-même (et non pas, disons, trois régiments de mecs à la Bob Sapp surentraînés équipés de FAMAS et de poignards de combat)
* la méditation est la clé de l'élévation spirituelle (c'est ça, faites la sieste pendant que les autres s'entraînent)
* le combat est un rituel sacré qu'il convient d'approcher avec une certaine étiquette (preuve que les budoka habitent rarement les quartiers chauds)
* d'un bon combattant émane une aura surnaturelle qui dissuade les adversaires de l'attaquer (non, au pire, un bon combattant s'entraîne beaucoup, a de gros muscles, un regard de pitbull et sent la sueur, ce qui dissuade un peu tout le monde de l'approcher)
* on peut esquiver les balles de fusil ou les arrêter avec le torse (oublions joyeusement la Révolte des Boxeurs et la bataille de Satsuma)

... alors le complot Japon-Yakuza-Triades-communistes-Pikachu n'aura plus qu'a débarquer la fleur au fusil et flinguer tous ces branleurs incompétents qui se prennent pour des vrais guerriers pour être maîtres du monde. Fourbe, mais élégant.

L'autre but non avoué, mais dont les gouvernements profitent bien, c'est que ça fait rentrer des sous dans les caisses des clubs de sport. Comment voulez-vous attirer les chétifs, les non-sportifs, les trouillards, les victimes et les simplets si vous annoncez que dans votre club, c'est (modèle n° 1) 650 pompes, trois kilomètres à ramper dans la boue, une heure de tir à la mitrailleuse sans compensation de recul et quatre heures de combat au couteau de survie plein contact sans protection? C'est beaucoup plus facile de prétendre (modèle n°2) que le but n'est pas la victoire, que l'aspect spirituel est primordial, que la défense vient d'elle-même quand on a cotisé pendant suffisamment longtemps, etc. Généralement, le jour où les adeptes du modèle n°2 se frottent à ceux du n°1, il y a des déceptions parmi les survivants.

Le budo, une machine à fric? Meuh non, voyons. Qui a été vous raconter ça?

les forms:

Budo n'est pas budo. Quand il s'agit de faire prendre des vessies pour des lanternes à son voisin, tous les moyens sont bons. Les requins commerciaux du complot Japon-Yakuza-Triades-communistes-Pikachu ont donc développé divers parfums de budo. C'est comme les glaces, tout le monde y trouve son compte.

* Judo: la lutte, c'est bien, c'est un beau sport, c'est même vachement vieux puisque les grecs la pratiquaient déjà dans l'antiquité. Si apprendre à lutter ne vous suffit pas, que vous êtes un adepte du "tendez bien le petit orteil", que vous êtes trop feignant pour enlever votre pyjama le matin, que vous trouvez la vraie lutte gréco-romaine trop violente, alors le judo est fait pour vous. N'espérez pas que ça vous serve à quelque chose pour vous battre. Mais au moins, ça vous donne l'occasion de peloter convenablement les copines à l'entraînement.
* Karaté: Prenez al pose, inspirez profondément, concentrez-vous, serrez les fesses, crispez bien tout le corps, frappez la planche en balsa d'un coup sec en criant de toutes vos forces. Soignez votre main. Recommencez jusqu'à ce que la planche casse (pour du balsa 3mm, il vous faudra environ 6 mois). Prenez-vous pour un surhomme et racontez à qui veut l'entendre que vous fracassez des murs sans défense à mains nues.
* Iaido: le summum du foutage de gueule, ou comment apprendre à ne pas savoir se servir d'un sabre. La pratique est simple: mettez votre beau pyjama pattes d'eph' avec sabre à la ceinture, faites une demi-heure de sieste à genoux, levez-vous (doucement, une demi-heure sur les genoux ça fait des rhumatismes), tirez votre sabre pour trancher un petit fagot de paille en deux (l'échec est autorisé, voire recommandé), rentrez votre sabre, retournez vous coucher.
* Kendo: avec un sabre en bambou, courez vers votre adversaire en armure en hurlant quelque chose d'inintelligible. Frappez-vous en même temps et continuez votre chemin. Il paraît qu'un a gagné et l'autre perdu, mais même au ralenti sur la vidéo, c'est dur à dire. Le kendo est un vrai budo car l'équipement coûte horriblement cher, mais un peu moins cher en général que les cotisations mensuelles.
* Kyudo: après les armes de contact, le tir à l'arc, sauf qu'ici il vous faut une semaine de préparation intellectuelle et vestimentaire avant de tirer une flèche. Ah, et regarder la cible, c'est tricher.
* Aikido: l'aikido part du principe que l'adversaire réagira de façon intelligente à vos techniques car il préfère protéger son intégrité physique que de venir abîmer la vôtre. Tout ce qu'il y a à en dire, c'est que si les axiomes sont bidons, la théorie qui en résulte est rarement mieux.
* Kobudo: soucieux de préserver la tradition des ancêtres, les pratiquants de Kobudo utilisent une méthode d'entraînement proche du Karaté, mais uniquement avec les armes traditionnelles des paysans d'Okinawa (bonjour l'ouverture internationale). Vous pourrez y apprendre à vous battre avec des objets de tous les jours tels rame, faucille, fléau à grain, poignée de meule, etc. Que des trucs qui traînent partout dans la rue et qu'on transporte souvent sur soi, en fin de compte...

Le budo a donc, par l'intermédiaire du complot machintruc (faites un copier-coller vous-mêmes, après tout), pourri à peu près tous les arts martiaux asiatiques vendus de par le monde. Le complot est en pleine forme, aussi bien morale que financière, et s'attaque lentement à l'escrime, la boxe, le tir et le rugby. D'ici peu, tous les sports et arts plus ou moins guerriers de la planète seront sous leur domination, et alors, ET ALORS...


Arts Martiaux! La notion d'art martial (de art : "art", et de martial : "de mars") a été crée "créé" à partir du moment "moment" ou l'être "humain" a arrêté de "parler" entre guillemets (ouf !) pour mettre un pain dans la gueule de son voisin. La référence à Mars est censée evoquer la tenacité, la capacité d'aller au combat, symbole du sexe masculin qui remet le couvert, ne dit on pas "un mars et ca repart" ?Il n'y en pas, au final c'est fait pour péter la gueule à son voisin en rêvant de faire comme chuk norris, simplement les pratiquants en avaient assez de passer pour des brutes sans cervelle alors ils ont mis "art" devant, tout comme d'autres abrutis parlent d'arts de la table, d'art de vivre, d'artagan, d'artichaux, dardevil ou d'art des champs. Bref, c'est n'importe quoiAujourd'hui la plupart des arts martiaux du monde s'alignent petit à petit sur le modèle japonais.Proposant ainsi un système de grade allant de la ceinture blanche (débutant vraiment tout naze qui ferme les yeux quand le sensei lui tend la main pour dire bonjour en hurlant "aïe pas tapé, pas moi") à la ceinture noire en passant par les ceintures jaune, orange, verte, bleue, rose, fuschia, begonia, azur, violette, indigo, cyan, mauve, teal, paprika, bouton d'or et enfin la NOIIIIIIIIIIIIIIIIIRE (excusez-moi je me suis fait dessus).

Puis arrivent les dans du premier au 6ème, marqués par des barettes (tu m'étonnes qu'ils voient tout en couleur les mecs s'ils prennent leurs 6 barettes tous les jours, les maîtres...). Passé le 6ème dan, on porte parfois, selon les diciplines, d'autres ceintures et l'on revient, à la fin, à la blanche (mais plus large, non, parce que bon, on a beau avoir atteint l'ultime sagesse, on est quand mme le maître quoi, merde.)


AIKIDO,Definition et historique:

L'aïkido (合気道) est un BUDO JAPONAIS a la finalité ambigüe qui voit des individus en pyjama blanc,parfois vêtus d'une robe bleue ou noire courir autour de celui qui a la ceinture la plus sale(heu,noire,pardon) dans le but de lui attraper le poignet ou de poser symboliquement la partie charnue du tranchant de sa main sur son crane.

il est egalement possible de faire tout ceci en faisant semblant de s'etre fait couper les tibias,dans ce cas ,on nomme cela "suwari waza"(pratique pour nains).

Crée au milieu du 20 eme siècle par Morihei Ueshiba,un obscur visionnaire pré HIPPIE néo communiste adepte du Bouddhisme et fréquentant la secte de l'Omoto Kyo du réverend Déguchi,contrairement a ce qui est d'ordinaire avancé,Morihei ne serait pas décédé en 1969 mais aurait découvert le secret de la vie éternelle.

Ayant désormais atteint son but secret,il laissa les clés a son bon a rien de fils qui continua de gesticuler comme avant.

Aujourd'hui,Morihei,âgé de 124 ans serait réfugié en FRANCE et enseignerait les clés de son savoir en haut d'une tour dans un fort entouré de nains en charente maritime.

Lorsque Kissomaru,fils du pere fouras repris la succession de l'aïkido,la plupart des anciens élèves tombèrent(ca c'est pas nouveau,ils le faisaient deja avant)en désaccord avec la facon de tomber et d'aller chercher le poignet de l'autre en robe et a la ceinture sale(faut suivre).

Koichi Tohei preferait attraper les poignets avec le ki.

Gozo Shioda,preferait attraper les poignets plus fort.

Kenji Tomiki preferait attraper les poignets ou le premier qui attrape il a gagné.

d'autres éleves creerent ainsi leur propre facon d'attrapper les poignets tel Saito qui separe sa gesticulation en deux phase : une ou on attrape les poignets sans bouger et une ou on attrape les poignets en bougeant.

Faut dire que,pas bete,le Saito a gardé la maison de campagne du pere fouras ou,il faut bien le dire,la retraite est bien agréable,surtout avec les stagiaires occidentaux qui viennent vous labourer les champs.

"aïkido" est composé de trois caractères :

"ai" qui,selon les transcriptions peut vouloir signifier union,fusion,mais aussi "cri de douleur"

"ki" qui peut être traduit par énergie,demi sexe ou "quelle personne"?

vous retrouvez "ki" dans "kiloutou","kilimandjaro" ou "kiproquo" par exemple(a non,tout comptes faits,kilimandjaro n'est pas japonais ^^)

"do" qui signifie "voie d'épanouissement personnelle,opposé au nombrilisme(qui lui se dit "ventre",avouez que c'est fort quand même le japonais)....au final,cela signifie voie d'épanouissement personnel par laquelle des personnes qui a un demi sexe et qui cri en fusionnant avec l'autre coté de mon ventre.

NB: ne pas confondre avec l'aiki jutsu qui font a peu près pareil mais vont chercher les poignets depuis plus longtemps

Samourai: C'est est un japonais qui a pour seul but de tuer ou de se faire tuer.Quand il n'a pas réussi à résoudre son quota de sudoku de l'année, il se fait seppuku avec son petit couteau pour ouvrir le courrier.Il n'aime que deux choses dans ce monde : son katana et utiliser son katana. Alors que le japonais normal n'aime lui que les sushis et les geishas.En ce qui concerne ses passe-temps, il y a faire la guerrre, faire des massacres et nettoyer ses armes après utilisation. Certains vont même jusqu'à faire des haiku en hiragana, en katakana ou en kanjii pour tuer le temps.L'âge moyen d'un samouraï ne dépasse pas les 30 ans, car ils finissent tous par se faire tuer par un autre samouraï ou il se suicident parce qu'ils ont raté leur mission. Si un jour vous rencontrez un samouraï, courez autour de lui en l'insultant (mais gardez vos distances tout de même) et il risque de finir par tomber sur le dos, et vu le poids et la forme de leur armure, il ne pourra jamais se relever, du moins pas avant que vous n'ayiez eu le temps de lui voler son katana qui vaut très cher !

Seppuku :On raconte que dans le Japon médiéval (qui est quand même resté médiéval jusqu'en août 1945, où Littleboy et Fatman, deux rappeurs américains, leur ont apporté la bonne parole), vivaient de grands fous furieux avec des grosses armures et des masques effrayants. Ces dingues suicidaires profitaient de la moindre excuse pour se suicider joyeusement : ils se faisaient alors seppuku.

Se faire seppuku (hara kiri ) pour les incultes), consiste à se planter un wakizashi (katana pour nain) ou un tanto (wakizashi pour gnome) dans le ventre, juste au-dessus du nombril (là où ça fait le plus mal, sinon, c’est pas drôle). La mort par éviscération dure approximativement 10 minutes, mais ça fait pas assez spectaculaire pour les Japonais, tous ces intestins sur le sol. Alors quand un samouraî se fait sepuku, un autre samouraï, généralement le vainqueur, ou un passant sadique, se place derrière lui et lui tranche la tête en poussant un long cri plaintif semblable à celui des mouettes sur la côte de Blankenberge.

Ensuite, ils enterrent le corps, les intestins et la tête du pauvre samouraï mort dans une jolie tombe toute fleurie, et tout le monde le respecte pour son sens de l’honneur. En fait, au Japon, pour prouver son honneur, il suffit de prouver qu’on a pas peur de tripoter ses boyaux.

Un autre truc :le Karaté ! c'est un art martial en provenance de l'archipel d'Okinawa, situé au sud du Japon. (En théorie, Okinawa appartient d'ailleurs au Japon, mais si vous dites ça à un Okinawaien, il se fera un plaisir de vous faire une démonstration de la technique de ses ancêtres. C'est comme les Alsaciens en France, sauf qu'ils mettent du riz dans la choucroute)

Contrairement à l'idée populaire, le Karaté n'est pas né par inspiration divine et les braves paysans d'Okinawa ne se sont pas transformés en mr Miagui ou en ryu du jour au lendemain. Il existait sur Okinawa avant l'introduction du Karaté d'autres systèmes de combat, pour la plupart armés: le Kobudo, basé sur l'utilisation d'instruments agricoles (fléau, faux, rame, vache, épouse...) comme armes, le Mikado (combat à la baguette au chocolat), le Fédodo (pratiqué la nuit), le Sudoku, le Karaoke (n'importe qui ayant déjà entendu de la musique traditionnelle d'Okinawa confirmera qu'il s'agit bien d'une méthode guerrière)... Enfin bref, plein de choses pour pourrir la vie de son voisin. Mais toujours est-il qu'un beau jour certains okinawaiens qui en avaient marre de vivre sur un caillou de 3m² perdu au milieu de l'océan traversèrent les mers et arrivèrent à pied par la Chine. Et là, ô surprise, les gens se foutaient sur la gueule aussi, mais ils appelaient ça kung-fu. Comme les Okinawaiens étaient moins cons qu'il paraît, ils se rendirent bien compte que Zhang Ziyi était quand même vachement plus sexy que Toshiro Mifune et se mirent au kung-fu, avant de rentrer chez eux le coeur léger et les bourses vides.

Oui mais. Là où les Chinois étaient souples et agiles dû à leurs nombreuses années d'entraînement à blouser les touristes dans le parc d'attractions de SHAOLIN, les p'tit gars d'Okinawa, eux, étaient des paysans, pas forcément malins ni agiles. Ils se mirent donc en tête de singer les mouvements appris en Chine, et comme ils ne comprenaient pas tout, de simplifier, raccourcir, épurer, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que... pas grand-chose. De même, dans un souci de respecter la physiologie de leurs compatriotes, plus proches de l'arbre que du singe, ils enlevèrent l'aspect souple et rond pour le remplacer par un aspect raide et carré. De plus, comme ils s'étaient rendus compte que se taper dessus à l'entraînement, ça fait mal, ils supprimèrent le contact pour le remplacer par des techniques dans le vide. Le Karaté était né.

Le premier effort des paysans empreints de mysticisme et d'auto-satisfaction fut de rejeter les méthodes de combat traditionnelles. Après tout, c'est vrai que se battre avec une faucille dans une main et une massue dans l'autre, c'est bien moins efficace pour tuer son voisin que de se percher des heures sur un rocher face à la mer en couinant Kiai de temps à autre. Les chétifs et faibles d'esprit, qui se seraient fait massacrer dans n'importe quelle discipline guerrière, affluèrent en masse. L'expansion du Karaté comme moyen de mystification des masses faiblardes en mal de sagesse ancestrale trouvée dans les gâteaux porte-bonheur chinois était lancée.

Par un miracle inexpliqué certainement lié au fait que le Karaté se développa pendant une période de paix et que la plupart des pratiquants ne se sont jamais battus, sauf bourrés au saké, auquel cas le Karaté est bien vite oublié, les Karateka sous la férule du fondateur Atchoum Fumepasquandjechie perdurèrent et se répandirent dans Okinawa d'abord, et au Japon ensuite. La Japan Karate Association fut rapidement fondée en tant que sous-département Handisport du Ministère de l'Agriculture japonais. Suite à l'occupation américaine pendant la Seconde Guerre Mondiale (durant laquelle les arts martiaux étaient interdits au Japon), le Karaté, reconnu comme méthode de rééducation douce pour paraplégiques, fut rapidement ré-autorisé. C'est alors que Japonais et Européens, suite à une étude de marché fort avancée dont on peut trouver les traces à la bibliothèque du département Psychiatrie de l'hôpital central de TOKYO, se rendirent compte d'une chose: emballé d'un poil de mysticisme, de légendes farfelues sur un ivrogne tuant les taureaux à coup de tête et d'une bonne dose de nationalisme fascisant pro-Japonais, le Karaté pourrait se vendre plutôt bien.

Et c'est ainsi qu'en France le Karaté arriva, importé par Henri Replet(qui était loin d'être con puisqu'il s'est rendu compte tout de suite que tout ça c'était du flan et a fait fortune dans la pub ensuite). Pour donner une image forte, Henri provoqua en duel plusieurs combattants de styles européens, et comme le p'tit père Henri était avant d'être karatéka un sacré bon boxeur et lutteur, il a pété les dents de ses adversaires en criant: "Vous voyez? C'est du karaté!". Et hop: dans un petit coin tranquille du Marais, rue Monte-là-dessus Sainte-Guenièvre, le premier dojo de Karaté français fut fondé. On s'y faisait entuber comme dans tout le quartier, mais à un niveau plus mystique. La tradition de prendre les élèves pour des vaches à lait stupides juste bons à sautiller en pyjama et taper dans le vide en poussant des cris pathétiques non sans similitudes avec l'orgasme d'un PONEY perdure aujourd'hui encore au sein de la FFKAMMA (Fédération Franc-Comtoise de Karaté et Autres Maladies Mentales Affligeantes).

La journée du Karatéka est longue et dure, contrairement à son... mais je m'égare, je m'égare. Elle commence par un lever aux aurores, suivi d'un petit déjeuner composé de RIZ non cuit et de racines déterrées à mains nues. S'ensuit une longue douche sous une cascade (Okinawa n'a pas encore l'eau courante partout) où le Karatéka ferme les yeux pour ne pas y recevoir la mousse qui pique de son shampooing Dop Enfants. Ensuite, pour se sécher, le Karatéka trouve un poteau avenant sur la plage (à Okinawa, on n'est jamais loin de la mer) et grimpe dessus, ce qui en soi est déjà un bon échauffement, pour y rester perché sur une jambe en plein soleil jusqu'au repas de midi, composé de riz non cuit et de racines déterrées à mains nues, pris en haut du poteau. Le pratiquant y travaille son esquive, car rare est le karatéka qui ne se fait pas piquer régulièrement son déjêuner par les mouettes. Il y travaille également son endurcissement corporel en tombant régulièrement sur le sable chaud (saloperies de mouettes).

Peu enclin à se risquer contre un adversaire digne de ce nom, le Karatéka passe ensuite une heure à casser des planches en balsa et des tuiles moisies avec n'importe quelle partie imaginable de son corps. Sans doute y trouve-t-il une satisfaction immense. S'ensuit le travail des "kata", suites de mouvements codifiées censées représenter un combat contre plusieurs adversaires (vous savez, un peu comme ces gens qui font semblant de jouer de la guitare dans les concerts et se croient musiciens). N'importe qui s'étant battu une fois dans sa vie vous dira que le kata est au combat ce que la pétomanie est à chopin, mais il paraît que le but est plus "mystique", du moins, c'est ce que prétendent les karatéka. En tout cas, ça fait peur aux oiseaux, ce qui explique pourquoi les karatéka paysans peuvent se permettre d'économiser un épouvantail. Le travail de tension du corps est très important: si le karateka n'est pas contracté au point qu'il est impossible de lui glisser un noyau d'olive huilé dans le rectum et que seule la dynamite peut lui faire desserrer les mâchoires, c'est qu'il n'est pas encore assez crispé.

Enfin ça, c'est à Okinawa. En france et dans le reste du monde, le Karatéka rentre de sa journée de boulor, desserre sa cravate, enlève ses pompes et se prend une bière en un croque-monsieur devant le JT, avant de ramasser son sac de sport et de filer au dojo (prétentieux, les karateka refusent de parler de salle de sports, ça fait trop nouveau riche). Là, il y enfile un pyjama sale, serre une ceinture de couleur variable autour de sa taille, et répète ses kata dénués de sens (mais n'a même pas la joie de faire peur aux oiseaux). Il pratique également une forme de combat sportif qui n'est pas sans rappeler deux marionnettes faisant du kick boxing sans se toucher. Puis il va à la buvette s'enfiler une demi-douzaine de pastis avec ses copains d'entraînement, en devisant sur le sens de la vie, du devoir et de l'honneur, et l'importance de la position du 2e orteil lors du mouvement 17 du kata Bassine d'Ail, sans oublier de bien cracher sur les autres arts martiaux qui eux, ne sont que des sports sans profondeur et ne forment pas des vrai Kill3r$ comme eux. Cette séance de masturbation intellectuelle poussée est censée remplacée la méditation zen, qui fait trop Dahlia Lama au goût du bon français.

Comme si ça ne suffisait pas, les karatéka se réclament en général d'un "style", un peu comme les danseurs (à la différence près qu'un bon danseur, en général, maîtrise plusieurs styles). Voici les plus connus:

1. Chatte-o-kan: la technique originale de maître Atchoum Fumepasquandjechie enseigne à ses élèves que pour gagner un combat en étant pratiquant de karaté, faut avoir une sacrée chance.
2. Shit-o-ryu: les pratiquants de ce style font de la merde, mais au moins, ils en sont fiers! (Une autre branche secrète de ce style pratique uniquement sous stupéfiants, mais ils se cachent...)
3. Wesh-y-ryu: le style le plus répandu parmi les kevins.
4. Gadjo-Ryu: style enseigné uniquement aux non-Gitans par les Gitans.
5. Coucou ch'tite caille: les pratiquants de ce style se concentrent principalement sur leur physique afin de mieux pouvoir lever les gazelles.

Vous noterez que le nom de Ryu apparaît souvent dans les noms de style. C'est parce que les fondateurs desdits styles aiment beaucoup street fighter.

Malgré ses défauts, le Karatéka a retenu deux ou trois choses des secrets soi-disants ancestraux de ses maîtres soi-disant secrets (mais inscrits au Registre du Commerce). Pour commencer, le Karatéka est souvent sportif, bien entraîné, bien musclé, et pas trop moche. Cela lui permet d'assurer en boîte et de ramasser les vanessa à la pelle. En général, il finit par en épouser une, lui fait un gosse parce que l'utilisation de la capote n'est pas expliquée dans le kata Hayon Sans Dents, et éduque son gamin comme il a appris: trois mille coups de poings, pied, tête et testicules par jour sur un poteau en acier dès l'âge de 18 mois, posant ainsi les bases de la future génération de pratiquants. On a vu pire, et puis ça favorise la sélection naturelle après tout.

Ensuite, le Karatéka a le "spirit". Ce qui veut dire qu'à force d'autosuggestion, il est arrivé à croire qu'il était un type intègre, honnête, courageux, droit, franc, et surtout, modeste. Cela ne l'empêche pas de provoquer des bagarres dans les bars quand il a un coup dans le nez comme tout un chacun, ou pour certains de voter trop à droite. Il est des réflexes innés que même le karaté ne suffit pas à effacer. Le "spirit" lui permet de voir le monde différemment. Quand un karatéka s'arrête en admiration devant une mouche ou un papier de bonbon sur le trottoir, ne lui parlez pas! Laissez-le profiter de cet instant de béatitude dans lequel il a retrouvé dans les mouvements de la mouche ou la posture du papier un des secrets du Karaté. De toute façon, il ne peut pas vous expliquer ce qu'il ressent.

Ceci mis à part, le karatéka a une vie normale. Il fait ses 35 heures, fait ses courses chez Auchan, aime Julien Lepers, passe ses vacances à Ibiza (pour les plus jeunes) ou à Dunkerque (pour les autres), lit Captain America et X-Men, mange bio, et vote à gauche parce qu'il est "aware", ou à droite parce qu'il a plus de 30 ans. Une majorité écrasante de karateka arrête la pratique sportive passé 50 ans et souffre le reste de ses jours de ses genoux, de son dos, ou de ses hanches qu'il a tellement maltraités au cours de ses années de jeunesse, faisant le bonheur et la fortune des ostéopathes.

Les valeurs quasi-aryennes de beauté, perfection, discipline et rigueur que véhicule le Karaté sont à l'origine du succès des films basés sur cet art. L'histoire de ces films est souvent simple (on a le public qu'on mérite...) et les personnages fort stéréotypés. En voici les représentants principaux.

1. Le petit jeune qui n'en veut. Ce personnage est en général incarné par un ou une ado en mal de vivre, type clement le nolife, souvent maltraité par ses camarades, qui refoule des pulsions destructrices et apprend le karaté pour péter la gueule de ses petits copains. Il apprend au cours du film la sagesse, la patience, l'endurance, le nettoyage de voitures et la sodomie au cactus. À la fin, il/elle gagne le tournoi régional "Kill the Poney".
2. Le petit vieux qui n'en veut plus. Ca fait 57 ans qu'il ne s'est pas battu, depuis qu'il a fait pleurer Bébé Jean en lui collant un coup de pelle dans le bac à sable et qu'il ne s'est toujours pas pardonné cet affreux excès de violence. Arrive un petit jeune, et le vieux est bien emmerdé, donc plutôt que de lui enseigner un art auquel il ne connaît rien, il le manipule pour le pousser à faire tous les trucs domestiques chiants qu'il ne veut pas faire lui-même: nettoyer la bagnole, peindre la clôture, poncer la véranda, tout ça... À la fin, il est bien embêté parce que le p'tit jeune a gagné le tournoi "Kill the Poney" et ne veut plus venir chez lui. Alors, il s'en trouve un autre.
3. Le killer au regard d'acier. Méchant ou gentil, peu importe, c'est tout juste si son cerveau fait la différence. Musclé, hyper résistant, hyper fort (mille coups ne lui font rien, mais avec une frappe il dégomme dix-sept adversaires), sexy, cool, il va sauver la veuve et l'orphelin s'il est gentil, ou violer la veuve et enlever l'orphelin sinon. Deux fins possibles: s'il est gentil, il est gravement blessé mais a tué tout le monde et a le droit de sauter la veuve pendant que l'orphelin dort. S'il est méchant, il se fait mettre minable par le p'tit jeune qui n'en veut, malgré ses huit titres olympiques, ses 27 cm et 38 kg d'avantage et son expérience de 20 ans à faire le gros bras pour son chef.

AIKIDO,Definition et historique:

L'aïkido (合気道) est un BUDO JAPONAIS a la finalité ambigüe qui voit des individus en pyjama blanc,parfois vêtus d'une robe bleue ou noire courir autour de celui qui a la ceinture la plus sale(heu,noire,pardon) dans le but de lui attraper le poignet ou de poser symboliquement la partie charnue du tranchant de sa main sur son crane.

il est egalement possible de faire tout ceci en faisant semblant de s'etre fait couper les tibias,dans ce cas ,on nomme cela "suwari waza"(pratique pour nains).

Crée au milieu du 20 eme siècle par Morihei Ueshiba,un obscur visionnaire pré HIPPIE néo communiste adepte du Bouddhisme et fréquentant la secte de l'Omoto Kyo du réverend Déguchi,contrairement a ce qui est d'ordinaire avancé,Morihei ne serait pas décédé en 1969 mais aurait découvert le secret de la vie éternelle.

Ayant désormais atteint son but secret,il laissa les clés a son bon a rien de fils qui continua de gesticuler comme avant.

Aujourd'hui,Morihei,âgé de 124 ans serait réfugié en FRANCE et enseignerait les clés de son savoir en haut d'une tour dans un fort entouré de nains en charente maritime.

Lorsque Kissomaru,fils du pere fouras repris la succession de l'aïkido,la plupart des anciens élèves tombèrent(ca c'est pas nouveau,ils le faisaient deja avant)en désaccord avec la facon de tomber et d'aller chercher le poignet de l'autre en robe et a la ceinture sale(faut suivre).

Koichi Tohei preferait attraper les poignets avec le ki.

Gozo Shioda,preferait attraper les poignets plus fort.

Kenji Tomiki preferait attraper les poignets ou le premier qui attrape il a gagné.

d'autres éleves creerent ainsi leur propre facon d'attrapper les poignets tel Saito qui separe sa gesticulation en deux phase : une ou on attrape les poignets sans bouger et une ou on attrape les poignets en bougeant.

Faut dire que,pas bete,le Saito a gardé la maison de campagne du pere fouras ou,il faut bien le dire,la retraite est bien agréable,surtout avec les stagiaires occidentaux qui viennent vous labourer les champs.

"aïkido" est composé de trois caractères :

"ai" qui,selon les transcriptions peut vouloir signifier union,fusion,mais aussi "cri de douleur"

"ki" qui peut être traduit par énergie,demi sexe ou "quelle personne"?

vous retrouvez "ki" dans "kiloutou","kilimandjaro" ou "kiproquo" par exemple(a non,tout comptes faits,kilimandjaro n'est pas japonais ^^)

"do" qui signifie "voie d'épanouissement personnelle,opposé au nombrilisme(qui lui se dit "ventre",avouez que c'est fort quand même le japonais)....au final,cela signifie voie d'épanouissement personnel par laquelle des personnes qui a un demi sexe et qui cri en fusionnant avec l'autre coté de mon ventre.

NB: ne pas confondre avec l'aiki jutsu qui font a peu près pareil mais vont chercher les poignets depuis plus longtemps

Samourai: C'est est un japonais qui a pour seul but de tuer ou de se faire tuer.Quand il n'a pas réussi à résoudre son quota de sudoku de l'année, il se fait seppuku avec son petit couteau pour ouvrir le courrier.Il n'aime que deux choses dans ce monde : son katana et utiliser son katana. Alors que le japonais normal n'aime lui que les sushis et les geishas.En ce qui concerne ses passe-temps, il y a faire la guerrre, faire des massacres et nettoyer ses armes après utilisation. Certains vont même jusqu'à faire des haiku en hiragana, en katakana ou en kanjii pour tuer le temps.L'âge moyen d'un samouraï ne dépasse pas les 30 ans, car ils finissent tous par se faire tuer par un autre samouraï ou il se suicident parce qu'ils ont raté leur mission. Si un jour vous rencontrez un samouraï, courez autour de lui en l'insultant (mais gardez vos distances tout de même) et il risque de finir par tomber sur le dos, et vu le poids et la forme de leur armure, il ne pourra jamais se relever, du moins pas avant que vous n'ayiez eu le temps de lui voler son katana qui vaut très cher !

Seppuku :On raconte que dans le Japon médiéval (qui est quand même resté médiéval jusqu'en août 1945, où Littleboy et Fatman, deux rappeurs américains, leur ont apporté la bonne parole), vivaient de grands fous furieux avec des grosses armures et des masques effrayants. Ces dingues suicidaires profitaient de la moindre excuse pour se suicider joyeusement : ils se faisaient alors seppuku.

Se faire seppuku (hara kiri ) pour les incultes), consiste à se planter un wakizashi (katana pour nain) ou un tanto (wakizashi pour gnome) dans le ventre, juste au-dessus du nombril (là où ça fait le plus mal, sinon, c’est pas drôle). La mort par éviscération dure approximativement 10 minutes, mais ça fait pas assez spectaculaire pour les Japonais, tous ces intestins sur le sol. Alors quand un samouraî se fait sepuku, un autre samouraï, généralement le vainqueur, ou un passant sadique, se place derrière lui et lui tranche la tête en poussant un long cri plaintif semblable à celui des mouettes sur la côte de Blankenberge.

Ensuite, ils enterrent le corps, les intestins et la tête du pauvre samouraï mort dans une jolie tombe toute fleurie, et tout le monde le respecte pour son sens de l’honneur. En fait, au Japon, pour prouver son honneur, il suffit de prouver qu’on a pas peur de tripoter ses boyaux.

Un autre truc :le Karaté ! c'est un art martial en provenance de l'archipel d'Okinawa, situé au sud du Japon. (En théorie, Okinawa appartient d'ailleurs au Japon, mais si vous dites ça à un Okinawaien, il se fera un plaisir de vous faire une démonstration de la technique de ses ancêtres. C'est comme les Alsaciens en France, sauf qu'ils mettent du riz dans la choucroute)

Contrairement à l'idée populaire, le Karaté n'est pas né par inspiration divine et les braves paysans d'Okinawa ne se sont pas transformés en mr Miagui ou en ryu du jour au lendemain. Il existait sur Okinawa avant l'introduction du Karaté d'autres systèmes de combat, pour la plupart armés: le Kobudo, basé sur l'utilisation d'instruments agricoles (fléau, faux, rame, vache, épouse...) comme armes, le Mikado (combat à la baguette au chocolat), le Fédodo (pratiqué la nuit), le Sudoku, le Karaoke (n'importe qui ayant déjà entendu de la musique traditionnelle d'Okinawa confirmera qu'il s'agit bien d'une méthode guerrière)... Enfin bref, plein de choses pour pourrir la vie de son voisin. Mais toujours est-il qu'un beau jour certains okinawaiens qui en avaient marre de vivre sur un caillou de 3m² perdu au milieu de l'océan traversèrent les mers et arrivèrent à pied par la Chine. Et là, ô surprise, les gens se foutaient sur la gueule aussi, mais ils appelaient ça kung-fu. Comme les Okinawaiens étaient moins cons qu'il paraît, ils se rendirent bien compte que Zhang Ziyi était quand même vachement plus sexy que Toshiro Mifune et se mirent au kung-fu, avant de rentrer chez eux le coeur léger et les bourses vides.

Oui mais. Là où les Chinois étaient souples et agiles dû à leurs nombreuses années d'entraînement à blouser les touristes dans le parc d'attractions de SHAOLIN, les p'tit gars d'Okinawa, eux, étaient des paysans, pas forcément malins ni agiles. Ils se mirent donc en tête de singer les mouvements appris en Chine, et comme ils ne comprenaient pas tout, de simplifier, raccourcir, épurer, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que... pas grand-chose. De même, dans un souci de respecter la physiologie de leurs compatriotes, plus proches de l'arbre que du singe, ils enlevèrent l'aspect souple et rond pour le remplacer par un aspect raide et carré. De plus, comme ils s'étaient rendus compte que se taper dessus à l'entraînement, ça fait mal, ils supprimèrent le contact pour le remplacer par des techniques dans le vide. Le Karaté était né.

Le premier effort des paysans empreints de mysticisme et d'auto-satisfaction fut de rejeter les méthodes de combat traditionnelles. Après tout, c'est vrai que se battre avec une faucille dans une main et une massue dans l'autre, c'est bien moins efficace pour tuer son voisin que de se percher des heures sur un rocher face à la mer en couinant Kiai de temps à autre. Les chétifs et faibles d'esprit, qui se seraient fait massacrer dans n'importe quelle discipline guerrière, affluèrent en masse. L'expansion du Karaté comme moyen de mystification des masses faiblardes en mal de sagesse ancestrale trouvée dans les gâteaux porte-bonheur chinois était lancée.

Par un miracle inexpliqué certainement lié au fait que le Karaté se développa pendant une période de paix et que la plupart des pratiquants ne se sont jamais battus, sauf bourrés au saké, auquel cas le Karaté est bien vite oublié, les Karateka sous la férule du fondateur Atchoum Fumepasquandjechie perdurèrent et se répandirent dans Okinawa d'abord, et au Japon ensuite. La Japan Karate Association fut rapidement fondée en tant que sous-département Handisport du Ministère de l'Agriculture japonais. Suite à l'occupation américaine pendant la Seconde Guerre Mondiale (durant laquelle les arts martiaux étaient interdits au Japon), le Karaté, reconnu comme méthode de rééducation douce pour paraplégiques, fut rapidement ré-autorisé. C'est alors que Japonais et Européens, suite à une étude de marché fort avancée dont on peut trouver les traces à la bibliothèque du département Psychiatrie de l'hôpital central de TOKYO, se rendirent compte d'une chose: emballé d'un poil de mysticisme, de légendes farfelues sur un ivrogne tuant les taureaux à coup de tête et d'une bonne dose de nationalisme fascisant pro-Japonais, le Karaté pourrait se vendre plutôt bien.

Et c'est ainsi qu'en France le Karaté arriva, importé par Henri Replet(qui était loin d'être con puisqu'il s'est rendu compte tout de suite que tout ça c'était du flan et a fait fortune dans la pub ensuite). Pour donner une image forte, Henri provoqua en duel plusieurs combattants de styles européens, et comme le p'tit père Henri était avant d'être karatéka un sacré bon boxeur et lutteur, il a pété les dents de ses adversaires en criant: "Vous voyez? C'est du karaté!". Et hop: dans un petit coin tranquille du Marais, rue Monte-là-dessus Sainte-Guenièvre, le premier dojo de Karaté français fut fondé. On s'y faisait entuber comme dans tout le quartier, mais à un niveau plus mystique. La tradition de prendre les élèves pour des vaches à lait stupides juste bons à sautiller en pyjama et taper dans le vide en poussant des cris pathétiques non sans similitudes avec l'orgasme d'un PONEY perdure aujourd'hui encore au sein de la FFKAMMA (Fédération Franc-Comtoise de Karaté et Autres Maladies Mentales Affligeantes).

La journée du Karatéka est longue et dure, contrairement à son... mais je m'égare, je m'égare. Elle commence par un lever aux aurores, suivi d'un petit déjeuner composé de RIZ non cuit et de racines déterrées à mains nues. S'ensuit une longue douche sous une cascade (Okinawa n'a pas encore l'eau courante partout) où le Karatéka ferme les yeux pour ne pas y recevoir la mousse qui pique de son shampooing Dop Enfants. Ensuite, pour se sécher, le Karatéka trouve un poteau avenant sur la plage (à Okinawa, on n'est jamais loin de la mer) et grimpe dessus, ce qui en soi est déjà un bon échauffement, pour y rester perché sur une jambe en plein soleil jusqu'au repas de midi, composé de riz non cuit et de racines déterrées à mains nues, pris en haut du poteau. Le pratiquant y travaille son esquive, car rare est le karatéka qui ne se fait pas piquer régulièrement son déjêuner par les mouettes. Il y travaille également son endurcissement corporel en tombant régulièrement sur le sable chaud (saloperies de mouettes).

Peu enclin à se risquer contre un adversaire digne de ce nom, le Karatéka passe ensuite une heure à casser des planches en balsa et des tuiles moisies avec n'importe quelle partie imaginable de son corps. Sans doute y trouve-t-il une satisfaction immense. S'ensuit le travail des "kata", suites de mouvements codifiées censées représenter un combat contre plusieurs adversaires (vous savez, un peu comme ces gens qui font semblant de jouer de la guitare dans les concerts et se croient musiciens). N'importe qui s'étant battu une fois dans sa vie vous dira que le kata est au combat ce que la pétomanie est à chopin, mais il paraît que le but est plus "mystique", du moins, c'est ce que prétendent les karatéka. En tout cas, ça fait peur aux oiseaux, ce qui explique pourquoi les karatéka paysans peuvent se permettre d'économiser un épouvantail. Le travail de tension du corps est très important: si le karateka n'est pas contracté au point qu'il est impossible de lui glisser un noyau d'olive huilé dans le rectum et que seule la dynamite peut lui faire desserrer les mâchoires, c'est qu'il n'est pas encore assez crispé.

Enfin ça, c'est à Okinawa. En france et dans le reste du monde, le Karatéka rentre de sa journée de boulor, desserre sa cravate, enlève ses pompes et se prend une bière en un croque-monsieur devant le JT, avant de ramasser son sac de sport et de filer au dojo (prétentieux, les karateka refusent de parler de salle de sports, ça fait trop nouveau riche). Là, il y enfile un pyjama sale, serre une ceinture de couleur variable autour de sa taille, et répète ses kata dénués de sens (mais n'a même pas la joie de faire peur aux oiseaux). Il pratique également une forme de combat sportif qui n'est pas sans rappeler deux marionnettes faisant du kick boxing sans se toucher. Puis il va à la buvette s'enfiler une demi-douzaine de pastis avec ses copains d'entraînement, en devisant sur le sens de la vie, du devoir et de l'honneur, et l'importance de la position du 2e orteil lors du mouvement 17 du kata Bassine d'Ail, sans oublier de bien cracher sur les autres arts martiaux qui eux, ne sont que des sports sans profondeur et ne forment pas des vrai Kill3r$ comme eux. Cette séance de masturbation intellectuelle poussée est censée remplacée la méditation zen, qui fait trop Dahlia Lama au goût du bon français.

Comme si ça ne suffisait pas, les karatéka se réclament en général d'un "style", un peu comme les danseurs (à la différence près qu'un bon danseur, en général, maîtrise plusieurs styles). Voici les plus connus:

1. Chatte-o-kan: la technique originale de maître Atchoum Fumepasquandjechie enseigne à ses élèves que pour gagner un combat en étant pratiquant de karaté, faut avoir une sacrée chance.
2. Shit-o-ryu: les pratiquants de ce style font de la merde, mais au moins, ils en sont fiers! (Une autre branche secrète de ce style pratique uniquement sous stupéfiants, mais ils se cachent...)
3. Wesh-y-ryu: le style le plus répandu parmi les kevins.
4. Gadjo-Ryu: style enseigné uniquement aux non-Gitans par les Gitans.
5. Coucou ch'tite caille: les pratiquants de ce style se concentrent principalement sur leur physique afin de mieux pouvoir lever les gazelles.

Vous noterez que le nom de Ryu apparaît souvent dans les noms de style. C'est parce que les fondateurs desdits styles aiment beaucoup street fighter.

Malgré ses défauts, le Karatéka a retenu deux ou trois choses des secrets soi-disants ancestraux de ses maîtres soi-disant secrets (mais inscrits au Registre du Commerce). Pour commencer, le Karatéka est souvent sportif, bien entraîné, bien musclé, et pas trop moche. Cela lui permet d'assurer en boîte et de ramasser les vanessa à la pelle. En général, il finit par en épouser une, lui fait un gosse parce que l'utilisation de la capote n'est pas expliquée dans le kata Hayon Sans Dents, et éduque son gamin comme il a appris: trois mille coups de poings, pied, tête et testicules par jour sur un poteau en acier dès l'âge de 18 mois, posant ainsi les bases de la future génération de pratiquants. On a vu pire, et puis ça favorise la sélection naturelle après tout.

Ensuite, le Karatéka a le "spirit". Ce qui veut dire qu'à force d'autosuggestion, il est arrivé à croire qu'il était un type intègre, honnête, courageux, droit, franc, et surtout, modeste. Cela ne l'empêche pas de provoquer des bagarres dans les bars quand il a un coup dans le nez comme tout un chacun, ou pour certains de voter trop à droite. Il est des réflexes innés que même le karaté ne suffit pas à effacer. Le "spirit" lui permet de voir le monde différemment. Quand un karatéka s'arrête en admiration devant une mouche ou un papier de bonbon sur le trottoir, ne lui parlez pas! Laissez-le profiter de cet instant de béatitude dans lequel il a retrouvé dans les mouvements de la mouche ou la posture du papier un des secrets du Karaté. De toute façon, il ne peut pas vous expliquer ce qu'il ressent.

Ceci mis à part, le karatéka a une vie normale. Il fait ses 35 heures, fait ses courses chez Auchan, aime Julien Lepers, passe ses vacances à Ibiza (pour les plus jeunes) ou à Dunkerque (pour les autres), lit Captain America et X-Men, mange bio, et vote à gauche parce qu'il est "aware", ou à droite parce qu'il a plus de 30 ans. Une majorité écrasante de karateka arrête la pratique sportive passé 50 ans et souffre le reste de ses jours de ses genoux, de son dos, ou de ses hanches qu'il a tellement maltraités au cours de ses années de jeunesse, faisant le bonheur et la fortune des ostéopathes.

Les valeurs quasi-aryennes de beauté, perfection, discipline et rigueur que véhicule le Karaté sont à l'origine du succès des films basés sur cet art. L'histoire de ces films est souvent simple (on a le public qu'on mérite...) et les personnages fort stéréotypés. En voici les représentants principaux.

1. Le petit jeune qui n'en veut. Ce personnage est en général incarné par un ou une ado en mal de vivre, type clement le nolife, souvent maltraité par ses camarades, qui refoule des pulsions destructrices et apprend le karaté pour péter la gueule de ses petits copains. Il apprend au cours du film la sagesse, la patience, l'endurance, le nettoyage de voitures et la sodomie au cactus. À la fin, il/elle gagne le tournoi régional "Kill the Poney".
2. Le petit vieux qui n'en veut plus. Ca fait 57 ans qu'il ne s'est pas battu, depuis qu'il a fait pleurer Bébé Jean en lui collant un coup de pelle dans le bac à sable et qu'il ne s'est toujours pas pardonné cet affreux excès de violence. Arrive un petit jeune, et le vieux est bien emmerdé, donc plutôt que de lui enseigner un art auquel il ne connaît rien, il le manipule pour le pousser à faire tous les trucs domestiques chiants qu'il ne veut pas faire lui-même: nettoyer la bagnole, peindre la clôture, poncer la véranda, tout ça... À la fin, il est bien embêté parce que le p'tit jeune a gagné le tournoi "Kill the Poney" et ne veut plus venir chez lui. Alors, il s'en trouve un autre.
3. Le killer au regard d'acier. Méchant ou gentil, peu importe, c'est tout juste si son cerveau fait la différence. Musclé, hyper résistant, hyper fort (mille coups ne lui font rien, mais avec une frappe il dégomme dix-sept adversaires), sexy, cool, il va sauver la veuve et l'orphelin s'il est gentil, ou violer la veuve et enlever l'orphelin sinon. Deux fins possibles: s'il est gentil, il est gravement blessé mais a tué tout le monde et a le droit de sauter la veuve pendant que l'orphelin dort. S'il est méchant, il se fait mettre minable par le p'tit jeune qui n'en veut, malgré ses huit titres olympiques, ses 27 cm et 38 kg d'avantage et son expérience de 20 ans à faire le gros bras pour son chef.