16.10.2009
News !
Note ami
Farouk Benouali
dirigera un stage aikido-Bukiwasa
le 12 ainsi que le 27-28 & 29 decembre à Lyon

Photo du stage aikido à Sfax avec Michel Benard sensei & Bruno Both
la famille aikido est en deuil: Jean-Yves LE VOURC'H est décèdé
Pour la première fois une equipe tunisienne participera officiellement au championnat du monde du kenpo à BOUKHARESTE la ROUMANIE du 26/10/2009 --31/10/2009 ,l'equipe est composée de nos amis du Shaolin Budo center la gazelle ainsi que nos amis du centre sportif du nord ( Bizerte ).

Tunisie : Michael Jackson dans nos salles de cinéma
«This is it», le tant attendu film documentaire sur Michael Jackson sera, mercredi 28 octobre, dans les salles de cinéma en première mondiale. Exceptionnellement, les fans tunisiens du King of Pop pourront regarder le film à peine 2 jours plus tard. Parce que «This is it» sera projeté en Tunisie dans 5 salles de cinéma, le vendredi 30 octobre. Ce documentaire sera projeté aux salles suivantes de la capitale : Hannibal d’El Manar, le Colisée au centre ville de Tunis et Alhambra à El Marsa. Ceci en ce qui concerne les salles de la ville de Tunis. Mais les régions ont aussi pris part aux droits de diffusion puisque le film défilera à partir de la même date au cinéma «Le Palace» à Sousse. A Sfax, c’est «l’Etoile» qui scintillera en projetant cette œuvre cinématographique tant attendue.
Ces informations nous ont été confiées par Quinta Distribution, société de l’incontournable producteur tunisien Tarak Ben Ammar. Rappelons que ce dernier, ami intime de Michael Jackson, était le manager du king of pop de 1996 à 1998. Il a même produit Michael dans une tournée mondiale de 52 concerts dont un mémorable show qui a eu lieu en Tunisie le 7 octobre 1996 au stade d’El Menzah. Inscrit dans le légendaire History World Tour, ce premier concert que Michael Jackson ait donné en Afrique a réuni 60 000 personnes et a marqué les mémoires de toute une génération. Selon Quinta Distribution, le film sera disponible aussi dans les centres culturels et les théâtres municipaux.
Des centaines de milliers de fans attendaient le retour de Michael Jackson sur scène pour «This is it» annoncée comme sa dernière tournée. , la star avait prévu 50 concerts à Londres, 1 150 000 sièges.25 juin 2009, la légende du pop nous a quitté et la tournée a été, bien évidemment, annulée. Peu de temps après, c’est un film qui a pris l’intitulé de la tournée.
Ce film documentaire réalisé par Kenny Ortega se veut un témoignage rare sur l'interprète en train de développer, créer et répéter pour ses concerts - tous complets - qui auraient dû se dérouler à l'O2 Arena de Londres. Chronique des mois d'avril à juin 2009, «This is it» est tiré de plus d'une centaine d'heures de séquences filmées en coulisses, présentant Michael Jackson répétant plusieurs de ses chansons pour le spectacle. En aout 2009, la Cour supérieure de Los Angeles a approuvé un accord entre AEG Live, le promoteur de la tournée This Is It, et Sony Pictures concernant la succession des droits d'auteur sur les séquences filmées en préparation de la tournée. L'accord permet à Sony Pictures d'éditer des centaines d'heures d'images moyennant un versement de 60 millions de dollars pour les droits cinématographiques. Il a été confirmé que les séquences qui seront sélectionnées seront en 3-D. De plus, le film comprendra une rétrospective de la carrière de Michael Jackson ainsi que des entretiens avec d'anciens amis de la star. La bande-original du film «This Is It», sortira en CD, le 26 octobre 2009. Au final, les producteurs du film permettront au public d’avoir un regard privilégié sur ce génie du show lorsqu'il mettait les dernières touches à son spectacle… désormais posthume.
d'après
www.Tekiano.com
compagne publicitaire pour notre salle dojo de la gazelle dans
le journal lapresse et le temps

La Troupe japonaise de danse et de musique traditionnelles
« Ryûjin» est en Tunisie
A l’occasion de la tenue de la 33ème Assemblée générale du Conseil international de la musique qui se tiendra à Tunis, du 15 au 22 octobre 2009, l’Ambassade du Japon organise, en collaboration avec le Comité culturel national, un spectacle musical, le lundi 19 octobre 2009 à 19 heures, à la Maison de la Culture Ibn Rachiq.
Célèbre groupe de tambours, de danse et de musique traditionnels d’Okinawa, un petit archipel situé à l’extrême sud du Japon, « Ryujin », rendra visite en Tunisie à partir du 17 octobre 2009 avec ses cinq artistes renommés.
Aikido seminar in istanbul
with
Nebi vural sensei
31 october - 1 november 2009
Boğaziçi Üniversitesi

la nouvelle serie
Karma kula the Mysthic warrior
http://karmakula.ign.com/
Gamers Week à El Menzah
Une semaine de jeux vidéo, ambiance conviviale et des cadeaux. C’est ce que propose la communauté Tunisia Games du 16 au 23 Octobre prochain à El Menzah 1. Un village de tentes accueillera la manifestation et sera mise en place en face du stade d'El Menzah.
Durant cette semaine, les gamers pourront s’affronter dans plusieurs jeux : StreetFighter, WoW (World Of Warcraft), Need For Speed Shift, Guitar Hero, Dota, Counter Strike, Fifa 10. La compétition se déroulera chaque jour de 16 à 22h au courant de la semaine et de 10h du matin à minuit durant le weekend.
Les cadeaux qui attendent les gagnants vont de mini PC à des consoles de jeux en passant par des téléphones GSM et des cartes de recharges WoW.

Miz à jours du blog d'Ivan Bel
http://fudoshinkan.over-blog.com
Windows 7
Microsoft joue gros avec la sortie, jeudi, de Windows 7, son nouveau système d'exploitation. Une campagne de promotion titanesque est prévue, avec notamment une saga de neuf spots à la télévision dès le lancement, ainsi que 1 400 journées de démonstration à travers la France. En magasin, Microsoft a formé 5 000 conseillers pour donner un coup de pouce aux ventes de son nouveau système d'exploitation. À Paris, la marque a même ouvert un Windows Café, lieu éphémère d'information et d'échange sur Windows 7, mais attention : ce n'est pas un point de vente.
Nuit des Arts Martiaux Traditionnels
Nuit des Arts Martiaux Traditionnels (NAMT) aura lieu le 14 novembre à l'Institut du Judo et réunira à nouveau un groupe de maîtres exceptionnels.3h de démonstrations avec les plus grands maîtres des arts martiaux et pour la première fois en démonstration Hino Akira, le fondateur du Hino Budo
Voici la liste des participants:
Hino Budo
Hino Akira
Shorinji Kempo
Hiroshi Aosaka 8°dan
Aïkibudo & Katori Shinto Ryû
Alain Floquet 8° et 7°dan
Shodokan "Tomiki" Aïkido
Tsuchiya Satoru 6°dan
Aïkido
Léo Tamaki 4°dan
Taï Ki Ken
Sawada Mitsuharu
Uechi Ryu Karaté
Yukinobu Shimabukuro 9°dan
Taï Chi, Hsing I et Pakua
Kunlin Zhang 7°dan
Kyokushin Karaté
Fabrice Fourment 3°dan
Aïkido et Iaïdo
Philippe Cocconi 5° et 4°dan

Stage ouvert à tous avec
Hino Akira sensei
Dimanche 8
Dojo Kikentai, 9h30 à 12h, 14h30 à 17h
Samedi 14
Dojo d'Herblay, 9h30 à 12h
Dimanche 15
Dojo Kikentai, 9h30 à 12h, 14h30 à 17h
Tarifs
½ journée 35
Journée 70
Préinscriptions
-Dimanche 8: 50€
-Samedi 14 et dimanche 15: 75€
-Stage complet (totalité des Master Class et cours supplémentaires): 180€
Cours supplémentaires
Attention, ces cours sont limités en nombre et réservés aux membres des dojos où ils ont lieu et aux participants des Master Class.
Lundi 9
Dojo d'Herblay, 19h30 à 21h30
Mardi 10
Dojo Archereau, 20h30 à 22h30
Jeudi 12
Dojo d'Argenteuil, 19h15 à 21h15
Vendredi 13
Dojo d'Argenteuil, 19h à 21h
Tarifs (par cours)
20€
Lieux
Dojo d'Herblay
Chemin de Chennevières
95220 Herblay
Dojo Kikentai
145 avenue Jean Jaurès
75019 Paris
Dojo Archereau
61, 63 rue Archereau
75019 Paris
Dojo d'Argenteuil
Gymnase Paul Vaillant Couturier
Rue Grégoire Collas
95100 Argenteuil
Les préinscriptions peuvent d'ores et déjà être adressées par chèque à l'ordre de Shinbudokaï à Masamune, 44 rue des Cordellières, accompagnées de votre nom, prénom, adresse e-mail, discipline(s) pratiquée(s).


Photo du rassemblement de l'asociation sahelienne d'aikido
à l'occasion du 7 Novembre 2009
le cours à ete dirigé par Mr Ezzedine Toumi
08:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aikido, istanbul, japon, ambassade, karma kula, ninja, gamers week, ivan bel, bruxelle, windows, michael jackson, this is it, kempo
17.09.2009
stage Nebi Vural sensei tunisie Mars 2010

Allemagne, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Cuba, France, Pologne, Portugal, République Tchèque, Slovaquie, Turkménistan, Turquie…
L’Organisation Eurasia Aïkido, placée sous la direction technique de Nebi Vural Sensei, a pour but :
- de développer, diriger, d’organiser la pratique et l’enseignement de l’Aïkido,
- de réaliser toutes activités de nature à promouvoir l’Aïkido,
- de décerner ou d’attribuer des grades, des titres compatibles avec l’Aïkido dans le cadre de son école,
- de donner à chacun de ses membres sans discrimination raciale, politique, religieuse, professionnelle, sociale, la possibilité de pratiquer, de rechercher un perfectionnement technique et un développement physique, mental et moral dans le souci de contribuer à l’harmonieux développement de l’individu.
Comme vous le savez, l’Aïkido est un BUDO japonais noble et élevé. Notre source d’enseignement est Nobuyoshi TAMURA Sensei. Nous étudions et continuerons d’étudier pour être à la hauteur de cet enseignement qui place l’homme au cœur de la pratique. Cet enseignement nous ouvre le chemin qui va de la tête au cœur.
Eurasia Aïkido est fondée sur le respect et nous attachons beaucoup d’importance à la liberté de chacun dans ses décisions ainsi que dans ses responsabilités. Cela représente notre richesse et notre originalité.
Que vous soyez un (une) pratiquant(e), une association ou une fédération, vous pouvez devenir membre de l’Organisation Eurasia Aïkido à tout moment.

About Nebi vural sensei :
"Nebi Vural Sensei gives classes in his own dojo in France during the week and on the weekends he regularly gives seminars in France and in other countries such as Cuba, Turkmenistan, Azerbaijan, Israel, Turkey, Poland and Slovakia. He is the technical consultant for the French Aikido Federation and holds a French government diploma for Aikido. He also serves as technical consultant to a number of other aikido federations. He has the highest ranking of a Turkish aikido instructor and is known around the world for practicing precise, realistic, traditional Aikido.He has 2 children and lives in Blois, France where he holds a full time position with an American company as a high level manager."


Extrait du livre AIKIDO de la FFAB

Nebi Vural - Impression de stage par stephane du Sakura Dojo
Le week-end dernier, nous avons eu la visite de Nebi Vural, personnage haut en couleur au demeurant très sympathique. Comme souvent lors de ses stages, nous avons eu droit au travail Tanto en bois mais aussi réel. Nous, pratiquants, n’avons pas testé le travail à lame réelle mais, à voir la réaction de ses uke, cela nous a permis de discerner la différence de travail lorsque l’on se trouve face à un tel outil. Le samedi, enchainement de techniques portant au maximum vers le réalisme, normal venant d’un enseignant habitué à côtoyer des forces de police, sécurité, etc. Très intéressant aussi, les explications sur les origines des techniques que l’on sent reçues de la bouche même de Tamura Senseï. Autre propos tenu, on juge un pratiquant à la position de ses pieds, ce qui nous a valu la fameuse théorie des « zoris raccourcis » et le non moins fameux « lancer de zori ». Dimanche matin, techniques plus accessibles pour les débutants présents et surtout un très intéressant travail sur « Ushiro Ryote Dori Ikkyo » décortiqué par niveau ; jusque Shodan une façon, Nidan autre façon, et ainsi de suite.
Un bon moment en somme et que tout le monde a grandement apprécié. J’avais déjà eu la chance de suivre son enseignement lors des formations organisées par le Fédération Française mais dans des stages avec 150-200 personnes, on perçoit fatalement moins de choses qu’en petit comité. En parlant de monde, il m’a semblé bizarre que seulement une trentaine de pratiquants aient participés à cet évènement. Est-ce le désintéressement pour un expert quand même reconnu de par le monde, une lutte d’intérêt ayant pour but le protectionnisme ou le beau temps printanier ??? J’ose espérer qu’il s’agisse de la troisième possibilité…..
Merci à Rose et à Olivier d’être venu représenter nos Dojos.

Saveurs et couleurs de la Turquie
Avant que nous partions à la découverte de ce pays à travers ses saveurs et ses couleurs, M. Naci Akinci Ambassadeur de Turquie nous a donné lors d'une conférence de presse tenue hier à l'Hôtel Africa , un avant goût de la manifestation.
Cet événement, comme l'ont souligné les responsables de l'Hôtel Africa, vient répondre aux attentes d'un large public qui devient de plus en plus curieux et ouvert aux cuisines venues d'ailleurs.
Car, après la semaine gastronomique marocaine organisée en 2008 et Sicilienne en 2007, on revient avec une nouvelle édition (du 13 au 16 mai) pour proposer de partir à l'exploration de la Turquie en 4 jours grâce à une exposition vente et un buffet somptueux et varié.
Pour M. Naci Akinci, Ambassadeur de Turquie, l'événement dépassera le volet gastronomique mettant l'accent sur les relations qui unissent nos deux pays qui vivent d'après lui "leur âge d'or".
"Nos rapports politiques sont excellents. La coopération économique et commerciale se développe progressivement pour s'élever au niveau qu'elle mérite.
Le milliard de dollars atteint dans nos échanges commerciaux en 2008 et la concession accordée à l'entreprise turque TAV pour la construction de l'aéroport d'Infidha et pour sa gestion avec celui de Monastir, sont de bon augure... Un partenariat gagnant, gagnant se consolide...", estime-t-il.
Un partenariat qui a aussi sa raison d'être à travers le domaine culturel et touristique, un champ de prédilection pour mettre en exergue et entretenir cette union entre les peuples Turc et Tunisien.
La semaine culturelle et gastronomique turque sera donc inaugurée ce soir à l'Hôtel Africa et les convives pourront goûter la cuisine de ce pays qui est l'une des plus réputées au Monde.
A partir du 13 et jusqu'au 16 mai, la semaine est ouverte au public et durant laquelle, un buffet est organisé tous les soirs à l'Hôtel Africa sous la direction d'un chef turc, Burhan Turkoglu.
Cette cuisine qui est un des éléments essentiels de la culture turque, est née d'une union de traditions culinaires. Elle est par conséquent, un heureux mélange d'habitudes d'un peuple essentiellement pastoral venu d'Asie centrale et d'acquisitions faites au contact du monde méditerranéen.
D'autres facettes de la culture turque nous seront dévoilées à travers sa musique classique qui sera interprété par des musiciens de renom comme Kaya Guç, Omer Yaman, Fatih Erenler, Orhan Ayaz et Omer Turkmenoglu.
"Cette musique est apparue à la Cour Ottomane et c'est surtout développée dans les villes. Vous constaterez que certains des thèmes vous sont familiers..." a déclaré M. Naçi Akinçi, lors de la conférence de presse.
De même au cours de cette semaine culturelle, un échantillon de l'artisanat turc sera exposé au public avec la présence de deux maîtres: Mme Meral Ozcan, spécialiste du papier marbré nommé "Ebru" et M. Ismet Keten, artiste calligraphe qui présenteront au public quelques démonstrations de leur savoir faire et de leur talent.
Le articles qui seront exposés s'articulent autour de vases, assiettes (en cuivre et en céramique), plats, plateaux, sets en porcelaine, boites en nacre, sac en cuir, tréteau pour plateau en cuivre, bracelets, boucles d'oreilles, colliers, tapis, cadres en verre, bocal en céramique, théières, cafetières, sous-plats etc...) qui ne manqueront pas d'interpeller les visiteurs pour leur raffinement.
D'autant plus que nous partageons une histoire commune, multi-séculaires, basée sur un héritage culturel et civilisationnel commun qui a des racines profondes. Et, parmi les aspects de nos nombreuses similitudes, le sens de l'hospitalité.
"Notre pays, à l'instar de la Tunisie que nous admirons, a précisé, M. l'Ambassadeur de Turquie, est une destination attrayante avec son climat tempéré, ses paysages variés, la richesse de ses sites historiques et archéologiques de ses musées.
Deux des sept merveilles du Monde Antique se trouvent sur les côtes Egéennes de la Turquie: le tombeau du Roi Mausole à Bodrum et le Temple d'Artémis à Ephèse..."
Rappelons aussi que la semaine culturelle et gastronomique turque coincidera avec la tenue à Tunis de la 15ème édition du Marché Méditerranéen International du Tourisme. La Turquie y sera représentée par trois importants stands du ministère de la Culture et du Tourisme, de la Turkish Airlines et de l'entreprise turque TAV Airports. Une occasion pour booster davantage l'échange d'expériences entre opérateurs de voyage et de tourisme, Turcs, Tunisiens et d'autres pays de la Méditerranée.
De nouvelles perspectives s'annoncent désormais pour nos deux pays, la Turquie et la Tunisie, pour ressusciter la profondeur des relations culturelles et historiques qui ont fortement uni nos deux peuples.
Prochain stage de Nebi vural en Tunisie Mars 2010
Nebi Vural Sensei Tunus Semineri 12-13-14 Mart 2010
Article paru dans le blog de Leo Tamaki concernant Nebi Hoça
http://www.leotamaki.over-blog.com/article-nebi-vural-387...19:40 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tamura sensei, aikido, turquie, nebi vural, tunisie, sousse, el menzah, ankara, istanbul, leo tamaki, eurasia
01.06.2009
Mickael Martin du Shumeikan - Stage aikido à Skikda/Algerie et a Jijel
site d aceuil plage andrew
le 24, 25 et 26 juin 2009 la JSD (Jeunesse Sportive Djijilienne) en collaboration avec la FAAM, Fédération Algérienne des Arts Martiaux, la Ligue de la wilaya de Skikda et la superbe orchestration de M. Bouyahyaoui et H. Belouhem, a organisé le 1er stage international d'aïkido sous la direction technique de Mickael Martin sensei, 4eme Dan et élève à demeure de Maitre Tamura, lui même 8 ème Dan d'aikido. Un stage sous le signe de l'amitié et du tourisme. En effet, les organisateurs ont réussi à mettre en valeur la beauté de la ville de Jijel ainsi que l'hospitalité remarquable de ses habitants.. plus de deux cent -200- participants, venus des quatre coins du pays, ont pu profiter de la beauté de jijel et de ses plages magnifiques. Le stage a été d'une grande richesse technique; les pratiquants de cet art martial ont pu s'abreuver de l'immense savoir de maitre N.Tamura, pas directement ! mais par personne interposée, en l'occurrence maitre Mickael Martin; un personnage humble et d'une immense modestie, ce qui fait de lui un artiste martial avéré.
Trois jours durant, les Tatamis de la salle Aberkane ont connu une fête sans précédant. La joie et la bonne humeur envahissaient les lieux, des jeunes aux yeux admiratifs, devant la splendeur des techniques, en voulaient encore plus. La présence des Maitres algériens, à leurs tête maitre Hamid Silem, 6eme Dan d'aïkido, n'a fait qu'amplifier la motivation des pratiquants algériens. Nul ne voulait que cette fête se termine, mais les trois jours sont passés!! déjà? et oui !!! Nous avons bien pratiqués, nous nous sommes bien amusés et nous sommes rentrés avec des appareils-Photos plein de souvenirs... rendez-vous très bientôt..

C'est dans sa région natale, en Bretagne, que Mickaël Martin découvre l'Aïkido, à l'âge de 13 ans. A partir de là, cet Art Martial ne va plus le quitter.Sa rencontre en 1991, avec Toshiro SUGA et surtout avec TAMURA Senseï, ne fera qu'augmenter sa passion.Depuis 1996, il suit assidûmment tous les stages de TAMURA Senseï, dans toute la France.Il passera différents grades avec succés et obtiendra en 2006 le 4ème DAN d'Aïkido.Son arrivée à l'Ecole Nationale d'Aïkido, ainsi qu'à l'Aïkido Club des Allées,en 2002, lui permettra de vivre pleinement sa passion.Il va découvrir le Japon, ainsi que l'AÏKIKAÏ SO HOMBU en 2005. Pendant son séjour, sa rencontre avec un grand maître d'armes, KURODA Tetsuzan senseï, lui apportera énormément.Et maintenant, à travers un enseignement de qualité, il veut transmettre sa passion et surtout montrer les vrais valeurs de cet Art Martial qu'est l'Aïkido.
Merci beaucoup pour ton acceuil en Tunisie, j'ai eu beaucoup de plaisir à te rencontrer et à pratiquer avec toi même si ce fut cours. Je vois que tu t'es beaucoup investi à développer l'Aïkido et tu mérites des encouragements.
Je t'envoie le lien de mon nouveau site du dojo Shumeïkan il n'est pas encore fini mais le principal y est. Si tu as le temps tu peux laisser ta marque sur le livre d'or.
http://www.aikido-budo.com
Je te souhaite une bonne continuation, peut être je te verrai en Algérie en octobre si tu viens.
A bientôt
Mickaël
Impression sur le stage:
Très bonne accueil, salle et infrastructure à la hauteur de l'événement, très bonne couverture médiatique (radio et presse écrite) .D'un point de vue technique Mickael a montré les bases selon Tamura sensei , j’étais aussi impressionné par le travail du sabre ( influence de Kuroda sensei ) .
22:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stage, mickael martin, aikido, shumeikan, bras, france, tunisie, jijel, jsd, skikda
13.05.2009
Préceptes de l'aikido et du karate
Préceptes de la pratique d'Aïkido
Avec le temps et l'accroissement du nombre de pratiquants, il devint nécessaire de définir des règles de conduite à l'intéreur du dojo. Un jour que des élèves gradés allèrent trouver le Fondateur pour lui exposer le problème, il sourit et dit :"Ainsi, les temps ont changés!". Il prit une feuille de papier et écrivit rapidement six règles, puis les tendit aux élèves. Elles sont aujourd'hui regroupées pour constituer les "préceptes de la pratique de l'Aikido":
1. En Aikido, une seule frappe décide de la vie et de la mort, c'est pourquoi les élèves doivent suivre scrupuleusement l'enseignement de leur professeur et ne pas se mesurer pour savoir qui est le plus fort.
2. L'Aikido est la voie qui enseigne comment se défaire de plusieurs ennemis. Les pratiquants doivent s'entraîner pour développer leur vigilance non seulement de face, mais également de côté et par-derrière.
3. Le cours doit toujours se dérouler dans une atmosphère agréable et conviviale.
4. Le professeur n'enseigne qu'un aspect limité de l'art. Ses multiples applications devront être découvertes par chaque élève au travers d'une pratique et d'un entraînement constants.
5. Dans la pratique quotidienne, il faut commencer par bouger le corps avant de poursuivre par une pratique plus intensive. Ne jamais forcer les choses hors des limites du naturel et du raisonable. Si vous suivez cette règle, même les plus agés ne se blesseront pas et pourront continuer à s'entraîner dans une atmosphère agréable et conviviale.
6. L'Aikido a pour objet l'entraînement de l'esprit et du corps pour que l'homme devienne sincère et honnête. Toutes les techniques se transmettant d'individu à individu, ne les communiquez pas au hasard. Elles risqueraient d'être utilisées par des individus peu scrupuleux.
Morihei Ueshiba
NIJUKUN : les 20 préceptes du Karaté-do:
1- Karatedo wa rei ni hajimari, rei ni owaru koto wo wasuru na.
N'oublie pas que le karaté commence dans le respect et finit dans le respect.
2- Karate ni sente nashi
Pas de première attaque en karaté.
3- Karate wa gi no tasuke
Le karaté est l'instrument de la justice.
4- Mazu jiko wo shire, shikashite ta wo shire
Connais-toi d'abord toi-même, puis connais les autres.
5- Gijutsu yori shinjutsu
L'esprit plus que la technique.
6- Kojoro wa hannata ni koto wo yosu
Libère et garde détaché ton esprit.
7- Wazawai wa ketei ni sho zu
La malchance provient de la négligence.
8- Dojo nomi no karate to omou na
Ne pense pas que le karaté est seulement au dojo.
9- Karate no jugyo wa issho de aru
L'entraînement en karaté dure la vie entière.
10- Arayuru mono wo karate kaseyo, soko ni myo-mi ari
Pense toutes choses de la vie au travers du karaté, là est la subtilité cachée (lumière de l'esprit).
11- Karate wa yu nogotoshi taezu netsudo wo ataezareba moto no mizu ni kaeru
Le karaté est comme l’eau bouillante, qui redevient froide si vous ne lui apportez pas continuellement de la chaleur.
12- Katsu kangae wa motsu na, makenu kangae wa hitsuyo
Ne pense pas à gagner, pense à ne surtout pas perdre.
13- Teki ni yotte tenka seyo
Change en fonction de ton adversaire.
14- Ikusa wa kyo-jutsu no soju ikan ni ari
Dans le combat, la stratégie réside à distinguer les ouvertures des points invulnérables.
15- Hito no teashi wo ken to omoe
Pense aux bras et aux jambes humains comme à des sabres.
16- Danshi mon wo izureba, hyakuman no teki ari
Dès qu'on franchit le seuil de sa porte, il y a un million d’ennemis.
17- Kamae wa shoshinsha ni ato wa shizentai
Le novice s'astreint à la posture de garde formelle, la posture naturelle viendra plus tard.
18- Kata wa tadashiku, jissen wa betsumono
Le kata doit être exécuté strictement, en combat c'est une autre chose.
19- Chikara no kyojaku, tai no shinshuku, waza no kankyu wo wasureru na
N'oublie pas de moduler la puissance de la force, l'élasticité du corps et la vitesse relative des techniques.
20- Tsune ni shinen kufu seyo.
Penses-y tout le temps et suis ces préceptes au quotidien.
18:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aikido, karate, préceptes
19.04.2009
Cours avec Christophe Peytier sensei 4ème Dan AIkikai
ce vendredi 17 avril monsieur Christophe Peytier un 4ème Dan AIkikai, Shidoin, et Directeur Technique de l'Association Sanjukan (Ecole représentant l'Aikido de Maitre T.K Chiba au Portugal).dirigera un cours à 19h30 dans un dojo ami
About Christophe Peytier sensei :
Compte rendu du cours:
http://tunisaikido.blogspot.com/2009/04/variations-sur...
http://www.metacafe.com/watch/2722875//
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11:08 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aikido, brankai, portugal, christophe peytier
24.03.2009
La Voie du Guerrier
La Voie du Guerrier
Entretien avec Pascal Krieger et Malcolm T. Shewan
par Daniel Bessaignet
publié dans la revue « ITINERANCES »
dossier n° 2 de novembre 1986

Le thème des nouveaux guerriers ou les films de karaté grand spectacle offrent
une fausse image de l’homme invincible, doté de pouvoirs ou d’une pseudo
sagesse.
En dehors de ces clichés qui attirent la foule, nous concluons ce dossier avec
deux authentiques enseignants « d’arts martiaux ». Leur véritable recherche se
situe, en fait, bien au-delà d’une gestuelle ou d’une simple maîtrise corporelle.
Leur art est une voie qui fréquente l’émotion au plus haut niveau : depuis le
simple regard jusqu’au rapport de justesse, un sabre dans la main. Cet art des
anciens samuraï s’adresse à l’être d’aujourd’hui qui a besoin de se sentir
autant relié à sa fragilité d’homme qu’à la puissance qui l’habite.
Pascal et Tiki nous permettent dans cet entretien l’approche du véritable
paradoxe : combattre, c’est parvenir à l’état où il n’y a ni combat ni ennemi.
D.B. Pourriez-vous nous donner un aperçu des techniques que vous
pratiquez ?
Tiki : l'Aïkido est un Ko-Budo, c’est-à-dire un art martial traditionnel
japonais, actualisé pour être pratiqué comme il l’est de nos jours.
Contrairement au Judo, au Karaté ou au Kendo, l'Aïkido refuse toute
idée de compétitions ou d’applications sportives. C’est avant tout une
pratique de corps à corps, avec des immobilisations, des projections,
etc. L’étude des mouvements de corps pratiqués en Aïkido est issue
des techniques du maniement des armes, telles que le sabre (katana),
le bâton (jo ou yari), ou simplement un couteau (tanto). La discipline
du bâton (Jodo) est enseignée dans une école (ryu) datant du XVIIe
siècle. Le bâton a une taille et une circonférence déterminées pour
devenir efficace face aux armes classiques. Cette école, restée
traditionnelle, englobe dans son enseignement l’étude de diverses
armes telles que le sabre (katana), la canne (tanjo), la matraque
(jitte), la faucille munie d’une chaîne au bout de laquelle est fixée une
boule (kusarigama), l’art de ligoter un adversaire (hojo-jutsu), aussi
bien avec que sans armure.
Nous pratiquons également le Iaïdo, qui est à proprement parler l’art
de dégainer et couper avec un sabre (katana). Il s’agit également
d’une discipline classique qui ne saurait souffrir aucune application
sportive.
Il existe encore aujourd’hui au Japon de nombreuses écoles de Iaï qui
enseignent soit le Iaï-do qui est une approche spirituelle de cet art,
soit le Iaï-jutsu où la recherche vise l’efficacité technique et combative,
telle qu’elle existait par le passé. Il ne faut pas cependant commettre
l’erreur de croire que le Iaï-jutsu est une discipline moins spirituelle
que le Iaï-do. Les vertus guerrières imposent une moralité
irréprochable.
Ces trois disciplines, quoique différentes du point de vue technique, se
rejoignent dans leurs principes. Elles font partie de ce que nous
appelons le Ko-Budo, les disciplines martiales traditionnelles. C’est la
raison pour laquelle nous les travaillons parallèlement. Elles sont
pratiquées dans le même esprit.
D.B. Avez-vous une filiation particulière ?
Pascal : Après des années de pratique dans une discipline martiale, ou dans les
arts martiaux, on finit par être marqué par des personnalités dont
l’enseignement, qui est en soi une éducation autant physique que
spirituelle, permet une transformation du caractère et de notre mode
de comportement. Tous ceux qui ont mûri dans la pratique des
disciplines martiales ont connu un Maître qui les a marqués de son
empreinte. Le Maître peut revêtir la forme d’un simple professeur,
mais qui aura su transmettre.
J’ai été fortement marqué par deux… ou trois personnes et la façon
dont je me conduis actuellement est due en grande partie à l’influence
qu’ils ont exercée sur mon caractère.
Tiki : Nous avons la chance en Aïkido d’avoir en France un maître japonais,
Tamura Sensei, dont la compétence et la valeur sont reconnues dans
le monde entier. C’est un élève du Maître fondateur Morihei Ueshiba.
Je suis d’ailleurs venu en France pour travailler l'Aïkido sous sa
direction.
Dans ma pratique du Iaï, plusieurs personnes m’ont également
fortement influencé. Je voudrais cependant appliquer une définition à
ce que l’on entend par « maître ». C’est un individu qui grâce au
chemin déjà parcouru et par son expérience parvient à transmettre un
aspect, un détail, toujours par rapport à la totalité de l’activité ou de la
discipline qu’il transmet. (En japonais, Sensei ne veut pas dire
« maître », mais « celui qui vient avant ».) Il peut s’agir d’un geste,
d’un déplacement, d’une attitude, ne s’appliquant pas seulement pour
une technique, mais pour l’ensemble des techniques de la discipline.
Par là même, il rend ses élèves libres et indépendants. C’est un guide,
pas un mythe.
D.B. Considérez-vous les arts martiaux que vous enseignez comme
une technique psychosomatique, un sport, un art ?
Tiki : Peut-être faudrait-il avant tout définir ce qu’il convient d’entendre
lorsque l’on parle d’art martial, ou d’arts martiaux, terme trop
largement utilisé. Il faut en effet tenir compte de trois considérations
pour définir l’art martial :
1. il était toujours conçu pour la guerre ;
2. il était toujours en rapport direct avec les armes ;
3. il tenait compte des armures et des fortifications.
Ainsi, à nos yeux, le Judo, le Karaté, le full-contact, etc., ne sont pas
des arts martiaux, mais plutôt des disciplines martiales, en ce sens où
leurs techniques ne peuvent pas être appliquées sur un champ de
bataille. En fait, il n’y a jamais eu à proprement parler d’art martial à
mains nues, et surtout jamais d’art martial avec lequel on puisse faire
de la compétition sportive. L’art martial a techniquement des fins qui
ne s’accordent pas avec des jeux, même pris dans le sens noble du
terme.
Pascal : Au niveau de l’enseignement, nous portons de ce fait une lourde
responsabilité. En effet, on n’enseigne pas à des jeunes gens le
maniement d’une arme comme si c’était un jeu. Le sens de
l’enseignement est de pétrir, de malaxer, de forger le caractère des
gens qui s’y prêtent. Il est des notions simples, des notions de base
qu’il est nécessaire d’inculquer, et d’autres qui consistent à laisser faire
la nature.
Un jeune garçon, par exemple, qui aborde les « arts martiaux » aura
comme première motivation d’apprendre à se battre. En général, son
désir est d’obtenir une meilleure confiance en lui, non par un travail
sur lui-même mais par une domination sur les autres. Aussi, au début
de son entraînement, on lui fera faire des mouvements de base dans
son coin, sans trop le corriger. On va le reprendre s’il n’est pas à sa
place, s’il n’est pas propre, s’il arrive en retard, etc. C’est par là que
l’on va commencer son apprentissage. Après quelque temps, il doit
comprendre qu’après tout, il lui faut commencer par un contrôle de
soi-même avant d’aller plus loin. Il existe donc une sélection naturelle
dès le départ entre ceux qui possèdent un potentiel pour entamer un
travail sur eux-mêmes et ceux qui ne sont pas encore prêts. De là à
dire que ceux qui n’accrochent pas sont perdus est loin de notre
pensée. Ils iront peut-être essayer d’autres disciplines martiales et
acquérir quelques notions de combat, mais tant qu’ils ne percevront
pas la nécessité d’un combat contre soi-même, ils ne pourront pas
entamer un véritable travail.
D.B. Est-ce alors l’enseignement d’une technique ou d’une voie
spirituelle ?
Pascal : Elles vont de pair, car on demande à l’élève de travailler à la fois avec
son corps et avec son âme. Pour les armes, on lui demande de les
respecter, de se conformer à une certaine étiquette ou cérémonial,
d’exécuter des gestes éducatifs n’ayant aucune application combative.
Petit à petit, on le placera dans des situations combatives, non pas
dans un but technique, mais pour cultiver en lui l’attitude mentale de
celui qui a une arme entre les mains. Donc supprimer sa peur, sa
violence, son agressivité, lui faire exécuter les mouvements d’une
certaine manière avec l’attitude mentale nécessaire. Ce travail lui
prendra des années, et c’est lui qui le fera, à 99 %. Le professeur, ou
plus tard le maître, n’est là que pour le remettre dans le droit chemin,
et sera surtout pris comme exemple.
D.B. Dans la pratique des arts martiaux, une meilleure connaissance
de soi inclut-elle une compréhension et une acceptation de ses
peurs ?
Pascal : La peur est issue de l’ignorance. Ce n’est donc pas en la fuyant que
nous parviendrons à la comprendre. Il est en effet indispensable de la
comprendre pour qu’elle puisse disparaître. Tant de réactions de l’être
humain sont issues de la peur : la violence, le racisme, etc.
Tiki : D’ailleurs, à l’origine, les arts martiaux étaient pratiqués par des
guerriers professionnels. Leur travail était de combattre. Ainsi leur vie
était confrontée aux peurs et aux anxiétés issues de leur contact
constant avec la mort. Ils ont donc vite compris que ce n’est pas la
technique qui leur permettrait d’affronter la mort avec le plus
d’efficacité, mais qu’il fallait pénétrer et comprendre, de façon
spirituelle, l’essence même de la vie et de la mort.
Le travail qu’ils accomplissaient sur eux-mêmes leur permettait
d’aborder une situation mortelle comme on s’asseoit derrière un
bureau pour écrire.
On rejoint finalement une notion qui apparaît dans toutes les religions.
Cette notion est Do, la voie spirituelle, au travers de l’art martial. C’est
le paradoxe fondamental : voie spirituelle alors que techniquement on
apprend à tuer. C’est un koan. Il ne peut être résolu
intellectuellement, mais par un engagement total Corps, Ame et Esprit.
Pascal : Dans ce contexte, partant de sa peur de la mort, le guerrier supprimait
toutes ses autres peurs. Et puis, certains d’entre eux ayant fait le tour
de leurs dépendances et de leur manque, finissaient par vivre
frugalement. Habitué à rien, il n’avait besoin de rien. Arriver à ne plus
avoir besoin de la vie et de la Mort. Ils ont transcendé le phénomène,
sachant que vie et Mort forment un tout rejoignant le principe de
l’unité taoïste.
À cet instant de l’entretien, Pascal nous quitte pour prendre son avion
qui le ramène en Suisse, où il enseigne ? Nous poursuivons avec Tiki.
D.B. Actuellement dans votre pratique, il ne s’agit pas, comme dans
le japon d’autrefois, d’une question de vie ou de mort.
Comment insuffler alors au pratiquant l’esprit du Bushido ?
Tiki : Aujourd’hui, nous pratiquons dans un Dojo, qui signifie littéralement
« le lieu où l’on pratique la Voie ». Le dojo est un champ de bataille
sur lequel on peut revenir le lendemain.
Par ailleurs, il paraît difficile dans le contexte social moderne de
recréer la même ambiance de vie et de mort à l’intérieur d’une
structure de masse telle qu’une Fédération. Dans certains Dojo privés,
au Japon, constitués d’un maximum de trente élèves, le Maître
s’arrangera pour créer une situation où, face à lui, vous ne saurez à
aucun moment s’il va ou non porter un coup. Il recrée
intentionnellement et réellement par son attitude la peur que vous
éprouveriez face à la mort, le sentiment que vous pourriez mourir dans
votre entraînement. L’entraînement devient réalité et vous oblige à
aller au-delà de la technique. Il faut cependant déjà posséder plusieurs
années de pratique et une certaine volonté pour se soumettre à un tel
entraînement. C’est une expérience indispensable et déterminante.
Dans certaines écoles, les combats se déroulent avec de vraies armes,
et l’on peut y mourir.
Vous savez, lorsqu’un pratiquant de Iaï comprend la signification des
mouvements qu’il exécute, donc de l’horreur liée à l’arme qu’il manie,
sa prise de conscience est réelle. C’est à ce moment précis qu’il décide
de poursuivre et donc de transcender cette violence par des prises de
conscience successives, ou d’arrêter sa pratique.
D.B. Vous sentez-vous les dépositaires d’une tradition ?
Tiki : Il faut préciser qu’il s’agit de pratiques ouvertes – elles ne le sont pas
toutes -, donc abordables par tous. Elles sont exportables en Occident
et chacun peut y trouver son compte : bonne santé, self-défense,
compétition, détente, etc.
Dans ce sens, nous ne nous sentons pas dépositaires du patrimoine
militaire et stratégique à partir duquel s’est construit l’art martial dans
le Japon ancien.
Nous sommes plutôt des relais et notre responsabilité est de
transmettre au mieux de notre capacité les idées essentielles et
universelles qui sont exprimées dans nos disciplines. Et surtout de
transmettre le plus fidèlement les techniques qui nous ont été
transmises. En effet, du fait de notre antécédent martial, chaque geste
que nous exécutons dans le cadre de notre pratique a une raison
d’être, même lorsqu’il faut des années pour en percevoir le sens.
D.B. Y a-t-il eu, au cours du temps, une évolution de la peur ou bien
l’homme se posera-t-il toujours la question fondamentale de la
résolution de sa mort ?
Tiki : Rien n’a changé. Si autrefois on avait peur de mourir d’un coup de
sabre, aujourd’hui on a peur de mourir d’un coup de revolver. La peur
est la même dans son essence. L’évolution de l’homme, ou ce que l’on
est tenté de considérer comme telle n’est que technique, scientifique,
matérielle. Lui a très peu changé, dans ce sens où il est toujours le
seul à décider pour lui-même d’entreprendre le chemin de son
évolution. Ce n’est pas la résultante d’une transformation automatique
comme l’est par exemple la puberté. L’homme n’évolue pas
automatiquement de façon spirituelle. Cette évolution nécessite un réel
travail sur soi. Mais on peut, comme beaucoup, se contenter de
remplir le rôle que nous a assigné la nature. Aller au-delà, commencer
de répondre au problème de son existence, n’entre pas dans le schéma
de la nature. C’est l’homme seul qui se donne la capacité d’aller audelà.
Sans cette volonté, il n’y a pas de voie possible. Et ce n’est pas
par injustice puisque c’est une question de choix. (rires)
D.B. Pensez-vous que notre temps favorise la recherche spirituelle ?
Tiki : La situation du monde moderne offre des conditions intéressantes et
suffisantes. Nous sommes tous sous la menace d’un incident et/ou
d’un conflit nucléaire auquel il est difficile de se soustraire. En ce sens,
tout le monde est face à l’éventualité soudaine et imprévue de sa
propre mort, tout comme le samuraï ou le chevalier de notre histoire
lorsqu’il se mettait en quête du sens de son existence.
Les conditions actuelles permettent donc ce travail sur nous-mêmes.
D.B. Les arts martiaux amènent-ils tous à une meilleure
connaissance de soi ?
Tiki : Si un pratiquant savait clairement dès le départ les efforts qu’il lui faut
fournir pour obtenir si peu, il n’entreprendrait jamais ce travail.
Heureusement, il ne peut le savoir. Face à nos problèmes personnels :
phobies, angoisses, peurs, etc., il est vraiment nécessaire de refondre
tout notre être. La pratique martiale, telle que nous l’avons explicitée
tout au long de cet entretien, permet une transformation entière de
l’individu. Il n’est plus la même personne que celle qui a commencé.
Cela s’acquiert au prix d’efforts considérables.
D.B. Quelles sont les étapes de ce chemin ?
Tiki : C’est la continuité de la pratique qui crée les étapes. En japonais, on
dit JU NAN CHIN, c’est-à-dire pratiquer en gardant un esprit
d’ouverture et une souplesse d’adaptation en toutes circonstances. Si
la pratique est animée par cet esprit et qu’elle dure suffisamment
longtemps, on restera vigilant pour en percevoir les nuances et les
multiples aspects. Sept pas en arrière pour huit pas en avant, telle
pourrait être exprimée la progression d’un élève sur la voie du BUDO.
Cependant, les conditions nécessaires à la naissance d’une spiritualité
sont tout aussi délicates et hasardeuses que celles requises pour la
naissance d’un enfant… peut-être même plus délicates. Car il est
hasardeux de dire à l’élève : pratiquez, pratiquez, ça viendra ! Il n’y a
pas de garantie. Il s’agit plus d’une combinaison de circonstances qui
vous pousse dans cette direction. Souvent, on reste bon technicien.
Pour la plupart des gens, une quête spirituelle, la remise en question
de leur existence par rapport à la mort et à la vie, ne présentent pas
d’intérêt pratique et immédiat dans leur vie quotidienne et sociale.
Jusqu’au jour où la motivation devient prépondérante, vitale. Le
terrain est alors prêt. La première condition est que la personne le
désire véritablement de tout son Etre, non pas simplement par
curiosité, mais par une réelle insatisfaction qui lui permet de ressentir
la futilité de sa vie. Quand ce manque, ce vide, est ressenti, la
personne n’aura de cesse d’entrer en contact avec une réponse. Mais lnon
plus, il n’y a pas de garantie. La quête peut très bien avorter si les
conditions sont mauvaises. C’est le problème des personnes qui sont
entre les mains de faux maîtres. Mais même une telle expérience peut
se révéler positive si elle donne naissance au discernement.
D.B. Certaines personnes, souvent par souci d’authenticité, couplent
leur pratique corporelle avec une autre technique, voire
thérapie. Qu’en pensez-vous ?
Tiki : Ce n’est pas vraiment nécessaire, bien que la voie empruntée par bon
nombre de gens aille souvent dans pas mal de sens différents. À partir
du moment où ce que l’on fait est un véritable travail sur soi, la
diversité, dans le sens d’un dispersement, ne paraît pas souhaitable,
car c’est souvent par fuite que l’on veut toucher à de multiples
domaines. Cela se justifie encore moins lorsque l’enseignement reçu
est valable. C’est souvent par une sorte de matérialisme spirituelle
qu’une personne exige pour elle-même un traitement de faveur en
raison de ceci ou de cela.
De toute façon : « Toutes les pierres qui tombent à la rivière arrivent à
l’estuaire rondes et polies. ». Proverbe chinois. (rires)
11:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aikido, el menzah, tunis, tunisia, budo
POURQUOI L'ETIQUETTE?
L'étiquette est l'ensemble des formes cérémonieuses qui marquent les rapports entre les particuliers et qui constituent les règles de comportement et de bienséance à observer dans un cadre donné comme par exemple: la cour d'un monarque, un lieu de culte, une célébration, quelle soit profane ou religieuse, sociale ou privée. Voilà pour ce qui est de sa définition formelle et académique. Il est important de préciser que l'étiquette est en rapport aussi bien avec la structure du groupe ou de la société qui l'a instituée qu'avec son histoire et qu'elle implique nécessairement une expérience existentielle. Mais, comme chacun aura pu le constater, plusieurs scénarios peuvent coexister dans une même culture.
Dans la culture japonaise, il existe plusieurs termes concernant l'étiquette, savoir: REISHIKI, REIHO, REIGI, REIGI SAHO.
Tous ces termes sont composés de l'idéogramme REI qui signifie littéralement: salut, salutations.
SHIKI signifie "cérémonie". REISHIKI pourrait donc se traduire par "le cérémonial".
HO signifie "loi". REIHO serait donc "l'étiquette" proprement dite puisque s'agissant des lois régissant le "salut".
REIGI est le terme utilisé par N. Tamura dans son livre: "AIKIDO - étiquette et transmission":
"REI se traduit simplement par salut. Mais il englobe également les notions de politesse, courtoisie, hiérarchie, respect, gratitude. REIGI (l'étiquette) est l'expression du respect mutuel à l'intérieur de la société. On peut aussi le comprendre comme le moyen de connaître sa position vis à vis de l'autre. On peut donc dire que c'est le moyen de prendre conscience de sa position.
Le caractère REI est composé de 2 éléments: SHIMESU et YUTAKA.
shimesu: l'esprit divin descendu habité l'autel
yutaka: la montagne et le vase sacrificiel de bois qui contient la nourriture: deux épis de riz, le récipient débordant de nourriture, l'abondance.
Ces deux éléments réunis donnent l'idée d'un autel abondamment pourvu d'offrandes de nourriture, devant lequel on attend la descente du divin… la célébration.
GI: l'homme et l'ordre. Désigne ce qui est ordre et qui constitue un modèle.
REIGI est donc à l'origine ce qui gouverne la célébration du sacré. Il est probable que ce sens se soit ensuite étendu aux relations humaines lorsqu'il a fallu instaurer le cérémonial qui régissait les relations hiérarchiques entre les hommes."
REIGI SAHO pourrait être traduit par: "les règles de l'étiquette", ce qui correspond au sens donné par les dictionnaires occidentaux.
De façon plus pragmatique, l'on peut dire que l'étiquette constitue un code dont la signification ne peut être perçue que par les initiés, c'est à dire par ceux qui ont acquis les premiers éléments dans la connaissance ou/et la pratique d'une science, d'un art ou d'une pratique donnée. Ce code est la marque d'un groupe particulier ou d'une relation particulière. L'étiquette introduit le novice à la fois dans la communauté des pratiquants (shugyo-sha) et dans le monde des valeurs spirituelles. Elle lui apprend les comportements et l'histoire du groupe, mais aussi ses mythes et ses traditions. L'étiquette raconte pourquoi les choses sont ce qu'elles sont et comment elles nous sont parvenues. Elle raconte l'histoire de tous les évènements qui ont contribué à faire de l'art que l'on pratique ce qu'il est aujourd'hui. Il importe donc de la conserver soigneusement et de la transmettre intacte aux nouvelles générations de pratiquants.
L'étiquette est constituée d'un ensemble de gestes non utilitaires, non pas qu'ils ne servent à rien, mais plutôt que l'on peut s'en passer. Ce geste n'est matériellement pas rentable et peut même être considéré par certains comme une perte de temps. Son but n'est pas dans l'efficacité immédiate. Il n'est donc pas spontané comme ceux que l'on a constamment dans la vie courante, sans même devoir y penser. Il réclame "vigilance" de la part de celui qui l'exécute et, en ce sens, contribue à développer chez le pratiquant le ZANSHIN (littéralement traduit: l'esprit rémanent ou la présence - ici et maintenant - d'esprit).
Sa raison d'être ne se situe donc ni dans son utilité, ni dans sa rentabilité, mais dans la gratuité de ce qu'il induit. Il met en jeu une partie du corps (dont notamment les cinq sens) pour permettre à celui qui l'exécute de rassembler (du grec sumballein (assembler) qui dérive de sumbolon: symbole) son esprit à ce qui échappe à ses sens.
Pour qu'une chose soit bien faite, il faut la faire comme elle a été faite la première fois, s'imprégner de l'état d'esprit qui a prévalu à sa conception et participer ainsi à sa perpétuation. La répétition symbolique du geste implique donc une réactualisation du geste initial et de l'énergie qui l'a créé, avec la même pureté, la même efficience et la même virtualité intacte. En tant que symbole, il est chargé de sens et doit devenir "signe", pour ceux qui le font comme pour ceux qui le voient faire. Il doit être simple, beau, emprunt de sérénité (sans tension ni précipitation), juste et harmonieux.
La répétition rigoureuse du geste rend possible la tabula rasa sur laquelle viendra s'inscrire les révélations successives du pratiquant, de celles qui pourraient lui ouvrir les portes de l'esprit. (En Iai, par exemple, le geste exécuté par la main gauche sur le sageo pour le placer sous le sabre après s'être assis en seiza; ou en Aikido, au moment du salut des adversaires avant taninzu kakari geiko.)
L'étiquette ne vit pas uniquement dans une réalité "immédiate". Sa symbolique pourrait s'exprimer en ces termes: qu'on ne devient un pratiquant véritable que dans la mesure où l'on cesse d'être un homme biologique, mécanique. Elle démontre que le vrai pratiquant - le "spirituel" - n'est pas le résultat d'un processus naturel: il se fait. La "fonction" de l'étiquette pourrait donc être de révéler symboliquement au pratiquant le sens profond de l'existence et de l'aider à assumer sa responsabilité d'être un "Homme Totale", pour ainsi participer à l'évolution spirituelle de l'humanité.
En étudiant et en respectant l'étiquette, on ne perdra pas de vue que le but de la recherche est, au fond, la connaissance de l'homme, de soi. Aussi, l'étiquette constitue-t-elle une démarche, une expérience essentielle dans la progression du pratiquant s'il veut pénétrer le message ultime du BUDO, c'est à dire devenir capable d'assumer pleinement son mode d'être.
Mais à bien y regarder, l'étiquette n'est sclérosée qu'en apparence. Et si l'on se contente aujourd'hui d'imiter à l'infini les gestes transmis, on ne peut ignorer les innombrables transformations dont l'étiquette a bénéficié au cours de son histoire.

L'ETIQUETTE - COMMENT?
"Le caractère des hommes ne se montre jamais mieux que dans les choses qui paraissent indifférentes."
(Proverbe du monde)
Il serait prétentieux de vouloir dresser une liste exhaustive de l'ensemble des règles de l'étiquette. De surcroît, certaines de ces règles peuvent différer d'un pays à l'autre, ou plus précisément d'une culture à l'autre. Ainsi, au Japon, il est inconcevable de plier son hakama sur le tatami alors que cette façon de procéder semble avoir été adoptée dans tous les autres pays du globe. L'étiquette, cependant, exige que le pratiquant ne plie pas son hakama dos au kamiza. Cet exemple illustre à quel point les règles de l'étiquette ne sont pas gravées dans la pierre et doivent nécessairement s'adapter, notamment lorsqu'elles sont issues d'une culture différente de la sienne. Si en Aikido les règles de l'étiquette semblent relativement uniformes, il n'en est pas de même de disciplines martiales telles que, par exemple, l'Iai où l'étiquette peut varier d'une école à l'autre au point de paraître contradictoire, notamment la position du sabre lors du salut au kamisa ou au sabre lui-même. Dans un domaine plus religieux, le signe de croix n'est pas exécuté de la même façon par les Catholiques, les orthodoxes, les Protestants, les Nestoriens, les Coptes, les Jacobistes et autres. Mais tous, sans exception, font un signe qui symbolise la croix et la passion du Christ.
Ces différences, en apparence discordantes, démontrent à la fois la diversité et la cohérence de la nature humaine. Elles justifient la multiplicité des formes et confirment l'universalité des principes. A ce stade, il est intéressant de relever l'étrange homonymie entre les mots éthique et étiquette (à tel point qu'il ne serait pas choquant d'écrire "l'éthiquette" de cette façon). En effet, ne concerne-t-elle pas les règles de conduite, la morale?
Il n'est pas dans notre intention d'inventorier et répertorier les multiples règles de l'étiquette martiale à travers les âges et les cultures. L'idée n'est pas inintéressante mais déborde largement le cadre de cet exposé. Elle permettrait en revanche de mesurer à quel point nos comportements sont conditionnés par nos rapports avec l'autre et les divers modes de prévenir les conflits. Mesurer, par exemple, que la prohibition du port d'armes a permis de se saluer en se serrant la main, ce qui était parfaitement inconcevable avant. Comprendre que le geste de trinquer était conditionné par le fait que le mélange des liquides au moment où les verres s'entrechoquaient permettait de s'assurer qu'aucun poison n'avait été versé dans l'un d'entre eux. Ainsi, bon nombre des gestes encore utilisés de nos jours dans nos comportements relationnels étaient à l'origine conditionnés par la nécessité de rester vigilant en toutes circonstances, c'est-à-dire en état d'éveil permanent. A fortiori, cette vigilance s'adressait-elle en premier lieu à ceux qui avaient choisi le métier des armes et pour lesquels la moindre faute d'inattention pouvait être fatale.
Aussi, cet exposé se bornera à énoncer quelques principes de base qui devraient permettre au pratiquant de se repérer et, surtout, de comprendre que l'étiquette est plus affaire de conscience que de connaissance.
Fidèle à la didactique du budo classique japonais, nous proposons d'aborder le "comment?" sous la forme tandoku renshu (travail seul), sotai renshu (travail à deux) et tameshi giri (exercice de coupe) que nous transposons de la façon suivante:
-l'étiquette par rapport à soi-même,
-l'étiquette par rapport aux autres pratiquants et au dojo,
-l'étiquette par rapport à l'autre et à la société.
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22.03.2009
Le rôle de l'UKE en AIKIDO
UKE, celui qui chute dans la pratique d'AIKIDO, par opposition à TORI qui exécute la technique, joue un rôle essentiel dans la didactique martiale en général et japonaise en particulier, tout du moins pour ce qui concerne les disciplines qui enseignent les formes de combat face à face à un adversaire. La cible n'a pas moins de valeur en KYUDO, par exemple, mais ne remplit pas les mêmes critères. Ce rôle est bien souvent méconnu ou mal compris, pour ne pas dire déconsidéré, par bon nombre de pratiquants notamment en raison de la fonction passive qu'on lui attribue injustement. Cet article se propose d'analyser ce rôle, sous tous ses aspects, et ainsi permettre au shugyo-sha d'y puiser les éléments susceptibles d'orienter son travail vers une meilleure compréhension de sa ou ses pratiques. Dans un premier temps, nous tenterons de comprendre et d'analyser les raisons qui pourraient justifier cet apparent manque d'intérêt. Puis nous aborderons les différents sens attachés à cet aspect de la pratique. Enfin, nous dégagerons quelques moyens utiles et pratiques pour améliorer notre propre technique à ce sujet. L'un des principaux facteurs qui contribue à mésestimer le rôle d'UKE est d'ordre psychologique , notamment dans les techniques corps à corps, savoir: la peur liée à la chute. Cette peur trouve vraisemblablement son origine dans l'inconscient attaché à l'évolution de l'espèce humaine en général et de chaque individu en particulier, lorsqu'il fait ses premiers pas. Il est communément admis, en effet, que l'espèce humaine est née le jour où un animal s'est dressé sur ses membres inférieurs pour adopter la position verticale. On peut facilement imaginer que cette mutation ne s'est pas réalisée sans douleur et il suffit d'observer, à défaut de se rappeler, les pénibles expériences du bébé lorsqu'il passe de la position couchée à la position assise, puis à quatre pattes pour finalement parvenir laborieusement, par imitation, à se dresser sur ses jambes. Combien de chutes, de plaies, de bosses n'ont-elles pas été durement expérimentées à cette époque de la vie? Elles restent inévitablement gravées dans notre mémoire pour ne laisser subsister qu'une peur viscérale de la chute. Dès lors, l'apprentissage de la chute à un âge où tous les facteurs génétiques liés à l'une des spécificités de notre espèce se sont définitivement établis, revient à entreprendre le même processus à l'envers, ce que l'inconscient refuse d'accepter. Il suffit, pour s'en convaincre, de relever les diverses locutions verbales utilisées dans toutes les langues pour exprimer cette peur. Ne parle t'on pas, en effet: de la chute d'un empire, d'une monarchie, d'un régime, d'un gouvernement; de la chute d'une monnaie, des cours de la bourse; de la chute de tension, de température, des cheveux; d'une chute d'eau, de neige, de pluie; de la chute du jour, ne dit-on pas: tomber dans les pommes, des nues, de Charybde en Scylla, etc… sauter dans l'inconnu, Qui n'a pas entendu sa mère lui dire: «Fais attention à ne pas tomber, tu vas te faire mal!», ou encore: «A force de faire le fou, tu vas finir par tomber!», sous-entendu «te faire mal!». Il semble donc que la chute soit associée, dans l'inconscient collectif, à la douleur, au déclin, au manque, à une déchéance, à une perte d'équilibre physique, mental et social . Il n'est donc pas étonnant, dans ces conditions, que l'homme s'en défie instinctivement. Car il s'agit bien d'un défi, puisqu'en entreprenant l'apprentissage de la chute, le pratiquant va à la rencontre de l'une des peurs inscrites dans ses gènes. Parallèlement à ces peurs liées à ce que l'on pourrait appeler l'inconscient de l'espèce, existent d'autres peurs, plus subjectives, plus personnelles. En effet, il y a un monde entre tomber tout seul , par maladresse, par faiblesse temporaire, par inadvertance, et se faire chuter (on dit plutôt se faire projeter ). Ce monde est l'autre et la confiance relative qu'on lui accorde. Car UKE ne se limite pas à l'UKEMI (communément traduit par chute). Il y a, de fait, une part d'inconnu dans le fait de se placer dans une situation de complet abandon, physiquement et psychologiquement. En cela, on peut abonder dans le sens de ceux qui n'accordent à UKE que le seul droit de mourir. Chuter, c'est effectivement mourir un peu, ou tout du moins avoir la possibilité d'en prendre conscience et d'en accepter l'éventualité. Malheureusement, la mauvaise compréhension du rôle d'UKE, alliée à une certaine rigidité physique - que n'améliore pas les conditions de la vie moderne -, aux hiatus techniques de TORI et sa difficulté à réaliser une technique juste, n'incite pas le pratiquant à renouveler l'expérience de sa propre mort suffisamment souvent pour y trouver autre chose qu'un "mauvais moment à passer"! On ne peut, par ailleurs, passer sous silence le rôle que peut jouer l'ego dans cette situation. En effet, en AIKIDO, en JUDO, en KARATE-DO, UKE est celui qui «perd", par opposition à TORI qui le terrasse ou qui, du moins, tente de le faire. En effet, lorsque deux êtres, deux animaux, deux insectes, sont amenés à combattre, pour quelques raisons que ce soit: la prédominance du mâle au sein du groupe, la défense de son territoire, de ses petits, de son honneur -, ils cherchent mutuellement à se faire tomber, à faire perdre l'équilibre à l'autre, et le combat cesse, tout du moins dans le monde animal, quand l'un des deux tombe à terre. Ce système de combat prévaut encore actuellement dans le SUMO, par exemple. Dans le cadre d'un entraînement, bien souvent, la chute peut paraître dévalorisante, pour le pratiquant lui-même comme pour le spectateur néophyte. Il est certes plus gratifiant de s'entendre dire: "Dis donc, qu'est ce que tu lui as mis à ton UKE!" plutôt que: "Tu ne tiens pas debout, mon vieux! Qu'est-ce qui t'a mis!". En fait, la réalité est tout autre, ou devrait être tout autre. En AIKI-KEN, par exemple, c'est UKE qui "domine" puisqu'il conserve le centre à chaque instant, avant, pendant et après la ou les attaques d'UCHI. Ceci constitue d'ailleurs une spécificité du travail d'AIKI aux armes, qui n'existe pas dans les autres BUDO avec armes tels que le KEN-JUTSU ou le JO-DO, par exemple. Dans les disciplines classiques, UKE est celui qui "perd". C'est l'une des raisons pour lesquelles ce rôle est normalement joué par un instructeur, voire par l'enseignant lui-même. Nous aurons l'occasion de revenir sur cette notion par la suite car, bien entendu, le travail sur le tatami ne se résume à gagner ou perdre. De ce qui précède, on peut donc déduire que la peur viscérale liée à la chute génère un certain blocage physique, ou pour le moins une réticence, en relation avec notre inconscient collectif et notre mémoire. Mais on ne pourrait pas moins considérer que le déséquilibre soit à l'origine de cette peur. De fait, il est aux lois physiques ce que la peur est aux facteurs psychologiques, c'est à dire la cause de la chute, qu'elle soit physique, mentale ou sociale. En effet, nous l'avons vu, l'espèce humaine est née le jour où elle s'est dressée sur ses membres inférieurs, c'est à dire qu'elle est passée d'une position parfaitement stable, que lui assurait ses quatre points d'appui, à une position de recherche perpétuelle d'équilibre – ou de constant déséquilibre - l'obligeant à développer une morphologie qui, aussi parfaite soit-elle, n'en est pas moins insuffisante pour le garantir sans risque. Le kangourou, par exemple, qui se déplace également sur ses deux membres inférieurs, dispose d'une queue, c'est à dire du troisième point d'appui qui lui assure une parfaite stabilité. L'état de perpétuel déséquilibre ou d'équilibre précaire de l'homme, qui résulte de son choix d'avoir adopté la position verticale, ne l'a peut-être pas seulement rendu instable physiquement mais également psychologiquement. En se dressant sur ses membres inférieurs, il a de facto généré une situation qui lui fait craindre à tout instant de tomber. Quel est le réflexe d'un homme n'ayant pas appris à chuter lorsqu'il tombe? Il cherche mécaniquement à mettre ses mains pour amortir sa chute, c'est à dire qu'il utilise instinctivement ses membres supérieurs. Il ne lui vient pas naturellement à l'idée de rouler.

Il n'est donc pas moins vrai que cet état de perpétuel déséquilibre génère chez l'homme une peur inconsciente, celle de perdre l'équilibre si chèrement acquis et de tomber. Mais la question n'est pas de savoir aujourd'hui qui de la poule ou de l'œuf est arrivé le premier, mais de mesurer à quel point la chute n'est pas inscrite dans les gènes de la nature humaine. De ce fait, l'homme n'est pas naturellement disposé à en faire l'expérience ou l'apprentissage. Le deuxième facteur qui contribue à déconsidérer le rôle d'UKE est d'ordre physique et physiologique . En effet, qui peut prétendre chuter par ou avec plaisir? La chute, même "maîtrisée", reste douloureuse, et ne manque pas de laisser des séquelles irréversibles au corps, dont la fameuse "touche de piano". De ce point de vue, le fait d'aborder la chute à un âge où le corps n'est pas encore musculairement formé, c'est à dire avant 25 ans en moyenne, peut présenter un avantage certain. Il n'est donc pas étonnant que la propension à chuter diminue proportionnellement à l'âge. Mais fort heureusement, nous le verrons par la suite, la chute n'est qu'un aspect de la notion d'UKE, certes le plus éprouvant physiquement. En revanche et paradoxalement, la chute aide à façonner le corps nécessaire à la réalisation de la technique suivant les critères biomécaniques propres à l'AIKIDO. On pourrait même dire qu'il constitue le seul entraînement à sa disposition pour éduquer les muscles, tendons et autres ligaments indispensables. La préparation des débuts de cours n'y suffit pas, aussi complète soit-elle, tout juste permet-elle d'éviter des raideurs inutiles, un peu comme on s'étire le matin au réveil pour stimuler le corps. D'autre part, il est nécessaire de disposer de ses pleines capacités physiques pour espérer réaliser une chute sans trop de dommages. Des douleurs chroniques, notamment au niveau de la colonne vertébrale, ou des malformations congénitales peuvent handicaper le pratiquant dans la réalisation de la technique d'UKEMI proprement dite, et ce indépendamment des facteurs psychologiques qui y sont immanquablement associés. De même, les chevilles jouent un rôle fondamental dans la chute puisque le principe de base de l'UKEMI est de réduire au maximum sa hauteur par rapport au sol avant de "tomber". En biomécanique, cette fonction est assurée par les chevilles. La position "assise accroupie" chère au monde oriental et moyen-oriental, ainsi qu'aux cow-boys devant le feu de camp en rase campagne, permet de s'assurer que les chevilles possèdent la souplesse nécessaire. Enfin, la chute est étroitement liée au souffle et il semble difficile de ne pas soutenir que tomber est plus épuisant que projeter. A plus d'un titre, la chute peut s'apparenter à une course de fond et parfois, en raison du rythme imposé par TORI, à une course de vitesse. De fait, le cœur et le système pulmonaire sont grandement sollicités et requièrent une bonne constitution. De surcroît, beaucoup de pratiquants dissocient la chute et la remise sur pieds en position verticale. Ils tombent d'abord et se relèvent ensuite. Ils n'utilisent donc pas la dynamique de leur chute pour se relever, ce qui nécessite plus d'efforts de leur part et contribue à les essouffler davantage. Ainsi, à son corps défendant, si l'on peut dire, l'homme n'est naturellement pas disposé à tomber. Il n'est donc pas étonnant qu'il ait quelques réticences à en faire l'apprentissage. Pourtant, c'est en maîtrisant, autant que faire se peut, sa propre chute, c'est à dire son propre déséquilibre, qu'il parviendra à reconnaître et contrôler cette peur viscérale et à utiliser la loi de la gravitation indispensable à la réalisation de la technique martiale. En effet, comment pourrait-on espérer déséquilibrer un adversaire si l'on n'a pas soi-même expérimenté les lois de l'équilibre sur son propre corps? Or, le principe de base des techniques d'AIKIDO ou de JUDO vise à utiliser la dynamique - l'énergie - d'une attaque pour entraîner l'adversaire dans son propre déséquilibre. L'on pourrait donc dire que l'apprentissage de la chute par UKE est à la recherche d'équilibre ce que l'apprentissage de la technique par TORI est à la recherche du déséquilibre. Ces deux aspects de la pratique semblent donc indissociablement liés, comme le positif et le négatif, le ying et le yang. Et ce n'est qu'à cette condition qu'AIKI pourra se manifester. Il est intéressant de constater, à ce sujet, que par un juste partage des rôles, la moitié du temps passée à la pratique est consacrée à jouer celui d'UKE et que la moitié – environ et dans des conditions idéales - de cette part à faire UKEMI. Or, force est de constater que l'apprentissage du rôle d'UKE se limite bien souvent à la seule chute, au seul UKEMI, c'est à dire "comment tomber sans se faire mal", et se résume à la chute avant, arrière et parfois latérale. Ceci équivaut à limiter l'apprentissage de l'écriture à: "comment tenir son stylo", ou l'apprentissage de la natation à: "comment ne pas boire la tasse". Non pas que ce soit inutile, loin s'en faut, c'est même indispensable mais insuffisant pour écrire ou nager. Les nombreux ouvrages relatifs à l'AIKIDO traitent des chutes de façon par trop laconique et pour la plupart ignorent totalement le rôle d'UKE. Aussi, nous nous permettons d'emprunter à Franck Noël, dans son livre: "AIKIDO: fragments d'un dialogue à deux inconnues" cette approche à la fois diserte et expressive de la chute: "La chute, en AIKIDO, est tout sauf une déchéance. Elle revêt une dimension utilitaire, symbolique, magique, héroïque, rythmique et esthétique à la fois. En tant qu'exploration systématique de tous les modes de contact possibles avec le sol, elle va prendre des formes diverses: roulades, glissades, rebonds, voire aplatissages… Le sol, que nous ne pensions qu'à piétiner sans remords ni d'ailleurs sans plaisir, se pose soudain comme le partenaire de longues conversations, comme l'interlocuteur de négociations serrées, difficiles, dans lesquelles il faut confronter tous les points de vue, tenir compte des exigences et faire des concessions." Aussi, nous encourageons le pratiquant à chuter aussi longtemps que son corps le lui permet et à ne jamais interrompre cette douloureuse, mais ô combien instructive, négociation avec l'élément "terre". Mais le concept d'UKE va au-delà de l'apprentissage de la chute qui n'est, pour UKE comme pour TORI, qu'une part du mouvement, sa fin, son dénouement, son apothéose, comme l'orgasme l'est au coït. Et chacun s'accorde d'ailleurs à penser qu'il en constitue le meilleur moment: pour TORI la satisfaction du résultat obtenu, pour UKE celle de s'être relevé et pour les deux celle de pouvoir recommencer. Mais à ce niveau également, ce moment si exaltant dépendra de la "mise en place", des "préliminaires" en quelque sorte, et pour UKE de sa capacité à tenir, car beaucoup reste des "éjaculateurs précoces". En AIKIDO, il ne peut en effet y avoir de chute sans attaque et ce rôle revient de fait à UKE. Hélas, bien souvent, par peur ou par ignorance, l'attaque est rarement ce qu'elle devrait être et le pratiquant se retrouve aussi gauche dans son attaque qu'un enfant sur un terrain de foot quand il reçoit le ballon qu'il n'a pas demandé: il s'en débarrasse. En AIKIDO, la saisie est le moyen éducatif mis à la disposition du pratiquant pour lui permettre d'apprendre et comprendre physiquement, intellectuellement et émotionnellement les principes qui sous-tendent sa pratique et qui constituent, à proprement parler, l'essence de cet art martial. Physiquement parce qu'il est tenu ou qu'il tient - selon qu'il est TORI ou UKE -, intellectuellement parce qu'il doit reconnaître et ordonner, au travers de cette saisie, les lois et principes à mettre en place pour s'en défaire ou la maintenir, et émotionnellement parce qu'elle représente, en finalité, une attaque censée l'abattre. C'est à ce niveau que se situe la principale ambiguïté de la pratique d'AIKIDO. En effet, la saisie n'est pas une attaque en soi, mais un simulacre d'attaque. Martialement parlant, elle ne saurait, tout au plus, que s'apparenter à une menace dissuasive, voire une tentative de contrôle, ou n'être que le prélude d'une attaque plus définitive, telle un atemi, un coup de boule, ou autres. Cependant, une attaque, quelle qu'elle soit: saisie, coup de poings, de pieds, de bâtons, de couteaux, flèche, balle, missile, est toujours constituée d'une direction, d'une dynamique – force, vitesse ou énergie suivant la conception qu'on en a – et d'une distance. Dans la terminologie martiale, ce concept est appelé MA-AI: l'espace-temps. Qu'on lance un missile ou un coup de poing, l'objectif à atteindre nécessite la mise en oeuvre de ces trois facteurs. Le résultat, bien entendu, dépendra des capacités de destruction de l'arme utilisée. Mais, curieusement, plus elle sera destructrice, plus ses effets seront difficilement contrôlables. Bien souvent, les moyens mis en œuvre sont disproportionnés par rapport à l'objectif à atteindre. Ce constat s'applique aussi bien à la dernière guerre en Irak, qui a laissé l'impression "d'un éléphant pour écraser une souris", qu'à une coupe au sabre ou la saisie d'un poignet. Il paraît donc indispensable, pour tenter de comprendre le rôle d'UKE à ce niveau, de ne pas envisager la saisie comme une attaque au sens réel du terme, mais plutôt comme ce que l'esquisse est au peintre, l'épure à l'architecte, la trame au tisserand. Elle est le schéma, le linéament, l'ébauche avec lequel l'artisan-pratiquant pourra, à l'aide des outils que l'AIKIDO met à sa disposition, travailler et donner forme au mouvement, l'améliorer, l'ajuster sans cesse. Plus l'ébauche sera grossière, plus ardue sera la tâche de TORI pour parvenir au produit fini. A contrario, plus l'ébauche s'en rapprochera, plus le travail de TORI s'en trouvera facilité, meilleure et plus rapide sera sa compréhension du mouvement juste et de son exécution. Que l'on se rassure cependant, la didactique de l'AIKIDO comporte dans son curriculum des attaques qui tentent de se rapprocher, autant que faire se peut, de la réalité, savoir: shomen, yokomen, tsuki et les attaques avec armes, pour les plus courants. Mais également à ce niveau, il existe un monde entre une attaque sur le tatami et une attaque "réelle", c'est à dire une attaque qui menace réellement notre vie et qui laisse entrevoir sa possible fin. Personne ne souhaite, d'ailleurs, vivre une telle expérience, à moins d'avoir un tempérament suicidaire. Il est ridicule, quelque part, de croire le contraire, tant au niveau d'UKE que de TORI. Personne ne vient dans le dojo pour tuer quiconque, même si la pratique impose d'y croire. N'en déplaise aux nostalgiques, il n'existe aucune tolérance de perte dans un dojo, comme cela a pu exister dans les RYU à une époque où il s'agissait d'apprendre le métier des armes. Dans le cas contraire, son auteur serait traduit devant les tribunaux et inculpé d'homicide volontaire ou involontaire. Il pourra toujours plaider qu'il pratique les arts martiaux et convaincre les jurés que cette étude comporte une part de risques! Pour clore ce chapitre sur l'attaque en AIKIDO, ce qu'elle n'est pas mais ce qu'elle représente, nous nous permettons une nouvelle fois d'emprunter à Franck Noël une citation de son livre : "Elle (l'attaque) est un des termes du dialogue par lequel l'AIKIDO engage ses adeptes à communiquer; il leur incombe de l'élaborer en même temps qu'ils l'utilisent. Comme dans toute rhétorique véritable, les questions sollicitent des réponses, mais ces éléments de réponses amènent les questions à préciser. Pertinence des unes et adéquation des autres sortiront renforcées de cet échange." Avant d'envisager quelques suggestions utiles et pratiques pour améliorer notre compréhension du rôle d'UKE, il n'est pas inutile de dégager les quelques idées développées jusqu'à présent: De son choix d'avoir adopté la position verticale au cours de son évolution, l'homme n'est pas prédisposé à faire l'apprentissage de sa propre chute en raison des facteurs psychophysiologiques qui y sont, consciemment ou inconsciemment, rattachés et notamment la perte d'équilibre. L'apprentissage de la chute permet d'entrer dans des peurs viscérales liées à notre nature humaine et de former physiologiquement le corps nécessaire à l'exécution des techniques d'AIKIDO. La chute, même "maîtrisée", reste douloureuse et éprouvante. UKE ne se limite pas au seul UKEMI. Il est à la recherche d'équilibre ce que l'apprentissage de la technique par TORI est au déséquilibre. La saisie n'est pas une attaque au sens réel. Elle est son ébauche. Elle est le moyen éducatif mis à la disposition du pratiquant (UKE et TORI) pour lui permettre d'apprendre et comprendre physiquement, intellectuellement et émotionnellement les principes qui sous-tendent sa pratique. Dans le cadre du dojo, une attaque n'est pas portée dans le but d'attenter à la vie de TORI ou de lui nuire, même si la pratique impose d'y croire. La question reste donc de savoir comment UKE doit se comporter pour remplir son rôle. Mais peut-être conviendrait-il, dans un premier temps, de préciser quel est ce rôle? A plus d'un titre, UKE doit se comporter comme un père avec son enfant. C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle ce rôle devrait être joué par un avancé, c'est à dire un pratiquant parvenu à maturité. C'est une situation avérée dans les BUDO classiques qui utilisent des armes. En effet, on ne manipule pas une arme, même en bois, comme une saisie ou une main. Dans la plupart des traditions orientales, la vie humaine se déroule par période de 7 ans. Un dicton japonais recommande d'ailleurs: "Jusqu'à 7 ans, sert ton enfant comme un prince, après sert-en comme d'un esclave.". Ceux qui ont la chance d'avoir éduqué leur(s) enfant(s) comprendront facilement de quoi il s'agit. Durant le difficile passage de la position assise à la position verticale, l'enfant a besoin de ses parents. C'est donc leur rôle de l'assister tout au long de cet apprentissage. Dans un premier temps, ils l'aident à se tenir debout en lui tendant des bras accueillants pour l'inciter à se lever et le rassurer, prennent garde à réduire ses chutes au maximum ou pour le moins s'assurent qu'il ne risque pas de se faire mal ou "trop" mal, car ils savent que les chutes et les bosses gardent une valeur éducative. Puis, quand il parvient fébrilement à se tenir debout, en s'agrippant à eux ou aux meubles, ils l'aident patiemment à faire ses premiers pas en lui prêtant leurs doigts, s'harmonisent à son rythme, calquent leurs pas sur les siens, en un mot consacrent le temps nécessaire au bon déroulement de cette expérience unique dans les meilleures conditions possibles. Ensuite, quand il s'aventure à abandonner cette protection rassurante en lâchant une main, puis l'autre, pour se lancer seul sur ses deux jambes de ses pas hésitants et instables, ils l'accompagnent, prêts à intervenir au moindre déséquilibre, à le soutenir en cas de défaillance et ne manquent jamais de l'encourager par des paroles réconfortantes. Enfin, il marche. Puis il court, il saute des marches, une, puis deux. Après viennent les patins à roulettes, le vélo, le foot et tant d'autres choses que les parents ne manqueront pas de s'enthousiasmer à lui montrer, et ce durant sept années. Mais que sont, au juste, 7 années de la vie d'un AIKIDO-KA? A ce niveau également subsiste une certaine ambiguïté. Sept années à raison de deux cours de deux heures par semaine sont une chose, sept années à raison d'un cours de deux heures par jour une autre chose. Dans le premier cas, elles représentent environ 1450 heures, dans le second plus de 5000 heures, soit 3 fois plus. En matière d'aéronautique, par exemple, seul est pris en compte le nombre d'heures de vol pour déterminer les aptitudes d'un pilote. En AIKIDO, cette imprécision est à l'origine de multiples méprises sur la qualité, les aptitudes et la valeur des uns et des autres. En général, les pratiquants mettent plus volontiers en avant leur nombre d'années de pratique et restent discret sur leurs heures de vol. Mais peut-on normaliser cette situation? La meilleure formule consisterait à se calquer sur la pratique des UCHI-DESHI de O'SENSEI. Lorsque Maître TAMURA est arrivé en France, il avait environ 12 années d'ancienneté…, mais combien d'heures de pratique? La seule raison pour laquelle nous mettons cette ambiguïté en évidence est de permettre au pratiquant de réaliser que les 7 premières années de la vie d'un aïkido-ka sont à mesurer en heures plus qu'en années de pratique et ainsi comprendre que la première enfance peut durer beaucoup plus longtemps pour une grande majorité de pratiquants. Autrement dit, UKE devra conserver à leur égard les mêmes prédispositions qu'un père pour son enfant. Dans l'échelle de mesure proposée ci-dessus, la fin de la première période de 7 années pourrait correspondre au grade de YONDAN, censé sanctionner la fin de l'apprentissage de la technique. Le pratiquant parvenu à ce stade en a fait le tour - en long, en large et en travers -, il est rompu à toutes ses spécificités, comme le pianiste possède la technicité des 10 doigts et du pédalier de son piano. Il est capable de jouer sans difficulté les grandes pièces du répertoire. Il peut désormais commencer à interpréter la musique, mais il ne possède pas encore SA musique. Dès lors, à quoi bon tenir dur ou fort, à quoi bon tester quand le partenaire ne sait pas encore marcher seul? Que penserions-nous d'un père qui considérerait que son enfant sait marcher à partir du moment où il se tient debout, qui déciderait donc de ne pas lui offrir ses doigts mais lui saisirait la main, lui imposerait son rythme, ses enjambées, le réprimandait s'il ne suit pas? Il est fort à parier que cet enfant ne devienne un attardé. En reprenant le parallèle entre le pratiquant d'AIKIDO et l'enfant durant les 7 premières années de sa vie, on pourrait considérer que la position debout correspond à l'apprentissage de l'UKEMI et la marche à celui de la technique, aussi bien en tant que TORI qu'UKE puisque, comme nous l'avons vu, ces deux aspects sont indissociables de la pratique. Une autre incompréhension du rôle d'UKE réside dans le fait que, dans la plupart des cas, UKE ne sait pas plus marcher que TORI, ou à peine mieux, voire moins. En revanche et paradoxalement, du fait qu'il lui appartient d'attaquer, il a loisir de fausser le jeu en n'offrant pas à TORI la saisie dont il a besoin pour comprendre et réaliser la technique. On a trop disserté à propos de la "complaisance" d'UKE. Beaucoup, trop nombreux, considère en effet qu'ils n'ont pas de raisons de chuter si le mouvement exécuté ne les y oblige pas, ne les y entraîne pas. Ils sont ce qu'on pourrait appeler les absolutistes, les: "Christ, puisque tu es Christ, descends donc de ta croix!", ou autrement dit "Puisque tu dois me faire chuter, montre-moi que tu en es capable!". Si l'on veut bien considérer, pour les besoins de la démonstration, que ce comportement soit dicté par des soucis d'ordre pédagogique, il peut sembler utopique d'attendre de la part d'un pratiquant qui ne sait pas encore marcher seul, ou à peine, qu'il réalise un mouvement imparable, ou gagne les 100 mètres aux jeux olympiques! Il n'est pas moins présomptueux d'exiger que TORI marche quand on se tient à peine debout soi-même. Bien souvent, cette attitude n'est dictée que par le souci de se ménager car, comme nous l'avons vu, la chute, même "maîtrisée", reste pénible et douloureuse. Aussi, sous prétexte de ne pas être complaisant avec TORI, on finit par être complaisant envers soi-même. Dans bien des cas, malheureusement, il s'agit plus d'une manifestation de l'ego que d'une véritable vocation pédagogique, dans ce sens où contrarier la réalisation de la technique permet de se rassurer sur sa propre incapacité à la réaliser soi-même. Ils pensent: "Je n'y parviens pas, mais il n'y parvient pas non plus!… et je ne fais rien qui puisse lui permettre d'y parvenir.". Ce comportement, quelque peu stérile, empoisonne littéralement la pratique sur les tatamis. En effet, il s'apparente à une ingérence du rôle d'UKE sur celui de TORI: c'est exiger de lui qu'il fasse correctement sa part de travail pour accepter de faire la sienne. Or, il entre dans le rôle et la fonction d'UKE de faire le premier pas en créant les conditions favorables, en proposant l'ébauche la plus affinée. En effet, pour aider son enfant à marcher, on ne lui fait pas traverser un champ de mines, on ne sème pas d'obstacles son parcours, on ne leste pas ses pieds avec des chaussures en plomb. Bien au contraire, on dégage le terrain, on éloigne les obstacles et on lui enfile des chaussures adaptées à la marche. Par ailleurs et de surcroît, ils se privent eux-mêmes de la part de pratique dont leur corps a besoin pour se former: refuser de tomber est une chute définitivement perdue. N'est-ce pas en forgeant que l'on devient forgeron? Dès lors, il appartient à UKE de faire consciencieusement son travail et à TORI le sien, indépendamment mais ensemble. Cette notion s'appelle: AWASE. En y regardant de plus près, cette dernière proposition peut paraître foncièrement égoïste. Elle l'est effectivement. "Connais-toi toi-même et tu connaîtras les autres." pourrait donc se traduire en termes de pratique AIKIDO: "Connais la chute et tu connaîtras le mouvement". Il importe donc peu pour UKE, quelque part, que TORI parvienne ou non à réaliser la technique juste, pourvu que son embryon de mouvement lui permette de chuter et d'apprendre à son corps les lois de l'équilibre et du déséquilibre. Les pratiquants qui comptent un certain nombre d'années d'expérience savent combien il est difficile de réaliser une technique sur un débutant qui n'a que quelques heures de pratique. A contrario, il n'est pas moins difficile et instructif de parvenir à chuter, c'est à dire à faire en sorte que la technique s'approche au plus près de ce qu'elle devrait être, avec quelqu'un qui ne possède pas encore toutes les clés lui permettant de la réaliser correctement. Mais toutes ces digressions ne disent pas ce que doit être une saisie. Tout au plus, les quelques idées développées ci-dessus ont-elles permis de mieux cerner quel devrait être le rôle d'UKE. Une saisie doit-elle être dure, molle, puissante, forte, solide, souple, rapide, énergique, passive? En fait, la question n'est pas là. Si l'enseignant demande un travail KOTAI, elle sera puissante et solide. S'il demande JUTAI, elle sera souple et énergique. Dans tous les cas et durant toutes les tentatives de TORI pour réaliser la technique, UKE doit, autant que faire se peut - à l'impossible nul n'est "tenu" - et dans les limites de la biomécanique s'entend, maintenir sa saisie et ne pas contrarier le mouvement, même s'il n'est pas "juste", pour ne lâcher qu'au moment où il est entraîné dans sa chute et finalement se relever. Si TORI travaille avec ses bras, UKE reproduit son mouvement avec les siens. S'il pousse, il recule; s'il tire, il avance, etc… UKE doit, en quelque sorte, devenir le miroir de TORI, devenir ce que la photo est au négatif: son révélateur. Idéalement, il doit reproduire le résultat et les effets réels du mouvement de TORI, un peu comme le sketch des 2 clowns avec le miroir cassé. Ce n'est qu'ainsi que TORI parviendra à voir et comprendre ce qu'il fait et qu'UKE développera la souplesse du corps et de l'esprit indispensable à la compréhension des principes de l'AIKIDO. Ces quelques suggestions n'ont pas la prétention d'épuiser le sujet, ni d'apporter de solutions miracles. Le rôle d'UKE s'expérimente et s'affine sur le tatami avant tout. Notre souhait est qu'elles apportent une contribution, un éclairage à cet autre aspect de la pratique, trop souvent déconsidéré. Cet article est une tentative d'engager les pratiquants à communiquer et élaborer ensemble ce dialogue à deux inconnus : FAIRE DE DEUX: UN. Pour y parvenir, il est indispensable de connaître et posséder le rôle de chacun d'eux. Pour conclure, nous rappellerons qu'UKE dérive du verbe UKERU qui signifie: RECEVOIR. Mais pour recevoir, il faut donner. UKE, par sa saisie, son attaque, doit faire le don de son énergie, son corps, sa compréhension, sa disponibilité, son expérience (aussi infime soit-elle), sa sensibilité et met symboliquement sa vie entre les mains de TORI pour lui permettre de réaliser AIKI, l'UNITÉ. Mais le pratiquant ne pourra espérer atteindre le TAO que s'il accepte d'explorer ces 2 éléments indissociables de la pratique: TORI et UKE, qui composent et constituent la technique de l'AIKIDO. Daniel Leclerc

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19.11.2008
Iaido , Muso shinden ryu
INITIATION à L'IAIDO avec Farouk Benouali:
Pour plus d'informations: ctaikido2@yahoo.fr Gsm:+20.025.535

Concernant l'IAIDO Le terme Iaido date du début des années 30 et fut rendu populaire par NAKAYAMA HAKUDO SENSEI (1869-1958) considéré aussi comme à l’origine de l’école MUSO SHINDEN RYU. L’histoire de l’art de dégainer le sabre remonte à l’après quatorzième siècle, époque pendant laquelle des maîtres comme IZASA IEANO, fondateur de l’école TENSHIN SHODEN KATORI SHINTO RYU et ses disciples pratiquaient l’art guerrier du Iai-jutsu utilisant le Katana, sabre long japonais qui se portait à la ceinture, tranchant vers le haut. Mais on s’accorde à considérer que c’est JINSUKE SHINEGOBU (1546-1621 ?) ou plus précisément HAYASHIZAKI JINSUKE SHINEGOBU qui est à l’origine du Iaido et des écoles de sabre qui au cours du temps ont abouti à l’école MUSO SHINDEN RYU.
Peu de choses sont connues sur JINSUKE SHINEGOBU. Il est né dans la province de SAGAMI vers le milieu du seizième siècle, à une époque où les guerres étaient incessantes. Il se peut que dans cette atmosphère, il eut un intérêt précoce et compréhensible pour les arts de combat.
On raconte que lorsqu’il avait environ vingt cinq ans, il traversa le village d’OKURA, et alla prier la divinité HAYASHI MYOJIN au temple HAYASHIZAKI. Il eut une inspiration divine qui lui permit de concevoir sa propre vision de l’art de dégainer le sabre. On dit que c’est à partir de ce moment qu’il se nomma lui-même HAYASHIZAKI.Il est plus probable que ce soit au cours de son séjour à BUSHU (actuellement la préfecture de SAITAMA) que JINSUKE SHINEGOBU élabora son style personnel basé sur la théorie chinoise du Yin et du Yang (In et Yo en japonais) qu’il dénomma initialement SHIMEI MUSO RYU BATTO JUTSU, mais ses élèves et disciples rebaptisèrent son école SHIN MUSO HAYASHIZAKI RYU. Les deux noms suggèrent que l’école n’a pu exister qu’à travers une vision divine reçue dans un rêve.
La trace de JINSUKE SHINEGOBU se perd petit à petit lors de son deuxième tour du Japon.Au vingtième siècle, un temple fut construit en sa mémoire.Les différents SOKE (responsable en titre de l’école) diffusèrent l’enseignement de l’école originelle et parfois créèrent leurs propres écoles.
Après le décès du onzième SOKE, l’école se sépara en deux branches, la branche SHIMOMURA à l’origine de l’école MUSO SHINDEN RYU, et la branche TANIMURA à l’origine de l’école MUSO JIKIDEN EISHIN RYU.C’est le seizième SOKE de la branche SHIMOMURA, NAKAYAMA HAKUDO qui jeta les bases du Iaido moderne et de l’école qu’il nomma MUSO SHINDEN RYU moins connue sous le nom de NAKAYAMA RYU. Le Iaido moderne est un art martial basé sur un code d’éthique très strict et le contrôle de son corps dans un esprit de non agressivité. Le terme Iaido fait penser à l’harmonie entre l’homme et son environnement. On a l’habitude de dire que le Iaido n’est pas l’art de couper un adversaire qui n’existe pas, mais bien de lutter contre son égo afin d’atteindre la perfection du geste.L’école MUSO SHINDEN RYU comporte des techniques pratiquées seul et des techniques pratiquées à deux, les premières étant les plus enseignées.Celles ci consistent en trois séries : SHODEN dont l’origine est l’école OMORI RYU, CHUDEN dont l’origine est l’école EISHIN RYU et OKUDEN qui est la série la plus ancienne traditionnellement réservée aux pratiquants confirmés.
La série SHODEN se compose de douze mouvements, onze pratiqués à genoux (Seiza) et un pratiqué debout (Tatchi Waza) :SHOHATTO ,SATO, UTO ,ATARITO ,INYOSHINTAI ,RYUTO ,JUNTO ,GYAKUTO ,SEICHUTO ,KORANTO (Tatchi Waza) ,GYAKUTE INYOSHINTAI & BATTO
Kenjutsu - Iaïjutsu - Iaïdo
L'art du sabre japonais est divisé en deux pratiques principales le Ken-Jutsu et le Iaï-Jutsu:
- Le Ken-Jutsu est l'art de manier le sabre lorsqu'il est déjà retiré du fourreau. C'est à proprement parler l'art du sabre. Cette pratique était considérée comme la plus importante, aussi, le Bushi y concentrait-il l'essentiel de son attention et de son effort. Le Ken-Jutsu, selon la mode de l'époque ou les conceptions philosophiques et politiques inhérentes à certains écoles, prit différents noms au cours de son histoire: Heiho, Kenpo, Toho, Gekken, Hyoho, Tojutsu, Tachiuchi, Hyodo, etc. Cependant, le plus couramment, on applique à l'art du sabre classique le nom de Ken-Jutsu.
- Le Iaï-Jutsu est l'art de dégainer et couper d'un seul geste. Grâce à la rapidité avec laquelle il permettait de porter une attaque, le Iaï-Jutsu réussit à occuper une place importante de l'escrime bien que secondaire par rapport au Ken-Jutsu. On s'accorde à penser aujourd'hui que le développement du Iaï ou Batto-Jutsu est à mettre au compte de Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, mais le fait qu'il ait vécu entre la fin du 16e siècle et le début du 17e incite à émettre quelques doutes. Comment peut-on supposer en effet qu'un tel avantage technique naisse si tardivement?
Il semble plus vraisemblable de penser que le Iaï existait avant que Jinsuke Shigenobu ne le développe, et ce depuis des temps indéterminés, en conjonction avec les différentes écoles de Ken-Jutsu. Mais Jinsuke Shigenobu rénova la façon de considérer le Iaï et c'est grâce à ses efforts que l'art du dégainage rapide se répandit à travers le Japon. Le Iaï-Jutsu prit aussi différents noms au cours de son histoire: Batto-Jutsu, Tachiuchi, Batto-Ho et, de nos jours, Iaïdo.
Le Iaïdo : de l'art de tuer à l'art de vivre
Ce n'est qu'au 20e siècle que l'on commença à utiliser le terme "Iaïdo" et que cet art fut considéré comme une discipline spécifique au sein des autres Budo. Jusqu'alors les termes les plus couramment utilisés étaient Iaïjutsu ou Batto-Jutsu. La différence est essentielle: en Iaïjutsu prime l'efficacité combative; en Iaïdo c'est le développement spirituel et moral qui prend une place prépondérante.
Dans son ouvrage sur le Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu, Otake Risuke donne du Iaïjutsu la définition suivante: "C'est un art avec lequel on tue un ennemi". Beaucoup de pratiquants ignorent aujourd'hui cette origine et se contentent d'exécuter des "figures" esthétiques mais trop souvent vides ou, le cas échéant, se donnent l'illusion de reproduire les techniques mêmes utilisées par le Bushi d'autrefois ("syndrome du petit samouraï"). Une expérience et une compréhension insuffisantes sont à l'origine de ces deux attitudes.
En effet, le Budo envisagé comme "discipline" spirituelle, possédant par-là même des "fins plus élevées" que le Bu-Jutsu, et tolérant - voire encourageant - une certaine inaptitude pratique, est le résultat non seulement d'une compréhension insuffisante, mais peut-être même d'une simple ignorance intentionnellement dissimulée tant par le pratiquant que par l'enseignant. Il n'y a ni contradiction ni opposition entre Jutsu et Do.
Ceux qui créèrent le Iaïdo pensaient que le sabre et l'art de le tirer pouvaient être à l'origine d'un développement spirituel de l'homme. C'est ainsi que la conception de Seishin Tanren ("la forge de l'esprit") introduit une situation où les méthodes techniques nécessaires à l'éveil spirituel de l'individu ne sont pas toujours totalement identiques à celles dictées par le besoin d'efficacité combative. Le pratiquant de Iaïdo doit donc réunir en lui, à travers une compréhension juste, deux aspects apparemment contradictoires de cet art: moyen pour éliminer l'adversaire, moyen au service d'un éveil spirituel. La conception originelle de cette discipline ne saurait être ignorée sous prétexte de croire que la voie vers l'éveil spirituel semble opposée aux techniques brutales nécessaires pour éliminer un adversaire réel.
Photo du cours Iaido
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24.10.2008
Aikido in Everyday Life
The modern martial art from Japan called Aikido is often referred to as the “art of peace” because it espouses a quick peaceful end to any form of aggression. In the practice place of Aikido, usually called dojo, students will be able to learn about flexibility and adaptation. Both of these are results of a relaxed manner that Aikido students strive to embody.
The reason why being relaxed and calm is taught in Aikido practice is because at the heart of its principles of spirituality and philosophy, Aikido masters and instructors believe that the ki or ch’i or energy can only truly flow in its complete potential energy when one is relaxed. It is in this relaxed state that ki flows freely and smoothly. This philosophy that ki is a force that is very strong and fundamental.
It is believed to be superior to muscle and physical strength, which sometimes hinders the ki. In fact, in Aikido, instead of muscle and strength building, flexibility and endurance is part of the Aikido martial art training. Now, it said that to be able to truly harness the power of the ki, it must be allowed to flow. It can only flow properly within us when we are in a relaxed state. The relaxed state cannot be built like muscles through exercise. A spiritual journey must be taken upon by an Aikido student to be able to achieve the state of calm and peace that is vital in combat.
In constant defense and fear, we tend to be too busy to concentrate and are easily distracted. Aikido stresses this fact and so it teaches its students to remain calm in the face of an assault. Remaining calm puts an advantage over the assailant because you will not be caught of guard and unaware and therefore will not be toppled over or thrown. More advanced techniques teach students not only to fall properly, but also to be able to rebound and plant a counter attack as one rises from a fall.
Beyond combat and the dojo however, Aikido masters and instructors cultivate the development of spirituality and character within Aikido students so that they can apply Aikido principles everyday in life. True understanding of Aikido simultaneously promotes better performance in practice combats as well as in performance in everyday life.
Aikido everyday in life is akin to having an unshakable peace and calm that enables you to have the strength needed to withstand even the toughest of life’s challenges. Remember that Aikido teaches students about flexibility, adaptability, calm and clarity. All these are useful tools in dealing with life, so say Aikido practitioners.
Some Aikido martial artists tend to relate Aikido combat principles to everyday life like work, play and personal relationships. This results in a true oneness in the practice of Aikido everyday in life. In Aikido training, there is such a thing as uke and nage. One cannot exist without the other. Uke makes an assault on nage and consequently is the receiver of the Aikido technique which nage uses to neutralize uke’s attack energy with. In training using uke and nage, one will be able to get better in Aikido techniques by learning from each other and gaining each others strengths and battling each others weaknesses together.
If this is something that you want to cultivate in your life then Aikido everyday in life is something that you might want to take up and learn.
21:41 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aikido, el menzah, filles, self defense, art martial, gratuit, aikikai





